Une étude compare des montres connectées de grandes marques à un analyseur métabolique de laboratoire. Les résultats sont sans appel : aucun modèle ne fournit une mesure fiable des calories dépensées, remettant en question leur utilisation pour des régimes précis.
Une enquête remet en cause la fiabilité des données fournies par les montres connectées. Le test a confronté des appareils Apple, Garmin, Samsung et Fitbit à un analyseur métabolique professionnel. Le résultat est clair. Aucune montre n’a réussi à donner une valeur digne de confiance pour le calcul de l’énergie consommée.

L’expérience a mobilisé 58 volontaires pédalant sans interruption pendant trente minutes. Pendant que les utilisateurs maintenaient leur rythme, les appareils enregistraient l’effort au poignet et le système hospitalier mesurait les échanges gazeux de la respiration. Les écarts observés ont montré des variations habituellement comprises entre 15% et 25%. Cette marge représente une différence importante pour quiconque fonde des régimes alimentaires stricts sur ces chiffres.
Garmin et Samsung surestiment la dépense énergétique quotidienne
En examinant le comportement de chaque marque, les chercheurs ont découvert des anomalies singulières dans le traitement algorithmique. Le Garmin Forerunner 955 et le Samsung Galaxy Watch 5 ont montré un excès d’optimisme. Le modèle Garmin a calculé en moyenne près de 69 kcal de trop pour une demi-heure d’exercice modéré. Pour sa part, la montre Samsung a ajouté environ 57 kcal fictives à l’effort réel de l’utilisateur.
L’Apple Watch Series 8 s’est positionnée comme le modèle le plus cohérent du groupe, bien qu’elle ait aussi gonflé les valeurs d’environ 22 kcal. Le Fitbit Sense 2 a présenté un cas particulier et inconstant. Malgré une moyenne globale basse, il a enregistré des mesures isolées où les écarts dépassaient de 450% la valeur de l’analyseur métabolique. Cet écart considérable a fait bondir l’erreur moyenne de l’appareil au-delà de 128 kcal.

La graisse corporelle trompe facilement la montre connectée
L’élément le plus instructif de cette recherche fut le lien direct entre la composition physique de l’utilisateur et l’erreur de lecture. Les données ont prouvé que l’inexactitude de l’estimation énergétique augmente fortement avec le pourcentage de masse grasse. Ce phénomène a particulièrement pénalisé les algorithmes de Fitbit et Garmin. Les personnes qui ont le plus besoin de mesures précises pour gérer leur composition physique reçoivent finalement les estimations les plus faussées.
Il est intéressant de noter que la couleur de peau des participants n’a pas eu d’impact statistique significatif sur la précision des capteurs optiques testés. Il est important de préciser que les appareils étudiés appartiennent à des générations commercialisées il y a un certain temps. Les modèles les plus récents intègrent de nouveaux capteurs biométriques et des routines d’intelligence artificielle améliorées pour réduire ces failles chroniques.
La principale leçon de cette étude expérimentale reste entièrement valable pour l’écosystème technologique actuel. La montre connectée doit servir uniquement de référence visuelle et motivante au quotidien. Considérer ses métriques caloriques comme des données de laboratoire définitives pour équilibrer ses repas constitue toujours une erreur de taille.
