Johnson & Johnson paga 5,5 mil milhões para encerrar ações judiciais sobre o “talco”

Johnson & Johnson paga 5,5 mil milhões para encerrar ações judiciais sobre o “talco”

Johnson & Johnson a conclu un accord de 5,5 milliards de dollars pour mettre fin à des milliers de procès liés à ses poudres à base de talc. Face au risque de contamination par l’amiante, l’entreprise a abandonné ce minéral au profit de l’amidon de maïs, une transformation technologique décisive.

La firme Johnson & Johnson a accepté de verser 5,5 milliards de dollars pour solder la quasi-totalité des poursuites judiciaires en cours aux États-Unis concernant ses produits à base de talc. Ce litige trouve son origine dans les caractéristiques géologiques du minéral lui-même et a contraint l’entreprise à repenser entièrement la fabrication de ses poudres corporelles pour écarter tout risque lié au talc.

Image poudre talc Johnson & Johnson

Cette décision pourrait clore un combat juridique qui dure depuis plus de dix ans et a obligé la société à modifier radicalement la technologie et les matières premières de certains de ses produits les plus emblématiques.

L’origine du problème : un minéral naturel

Contrairement à une idée répandue, le souci ne venait pas d’un défaut de fabrication du talc pour bébé, mais de la nature même de la matière première.

Le talc, un minéral composé essentiellement de silicate de magnésium hydraté, est employé depuis des décennies pour sa forte capacité à absorber l’humidité et à diminuer les frictions sur la peau.

Image poudre talc Johnson & Johnson

Le défi technique réside dans le fait que certains gisements naturels de talc se situent à proximité de dépôts d’amiante (asbeste). Les deux minéraux pouvant coexister géologiquement, un risque de contamination existe si l’extraction et le contrôle qualité manquent de rigueur.

Pendant des années, des milliers de consommateurs ont affirmé que l’usage prolongé du talc, notamment pour l’hygiène intime féminine, était lié au développement d’un cancer de l’ovaire. D’autres plaintes évoquaient des mésothéliomes associés à une possible présence de fibres d’amiante.

Johnson & Johnson a toujours nié que ses produits contiennent de l’amiante ou qu’un lien de cause à effet soit établi entre le talc cosmétique et le cancer, soutenant que des décennies d’études scientifiques et de tests en laboratoire attestent de la sécurité de ses articles.

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La science a divisé les experts pendant des années

Une grande partie du procès portait sur la capacité de la science à démontrer un lien direct entre l’usage du talc et l’apparition d’un cancer.

Ces dernières semaines, un juge fédéral américain a remis en question la capacité des plaignants à prouver cette causalité spécifique, après que plusieurs experts ont vu leurs méthodes scientifiques contestées devant le tribunal. Cette décision a renforcé la position de Johnson & Johnson et ouvert la voie à l’accord annoncé.

La solution : abandonner totalement le talc

Indépendamment du débat scientifique, l’entreprise a choisi une solution technique définitive.

En 2020, elle a cessé de vendre aux États-Unis et au Canada le traditionnel talc pour bébé à base de minéraux, le remplaçant par une formulation à base d’amidon de maïs. Puis, en 2023, cette décision a été étendue à l’ensemble du globe.

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D’un point de vue technologique, ce changement est majeur :

  • L’amidon de maïs élimine toute possibilité de contamination par l’amiante ;
  • Il conserve une forte capacité d’absorption de l’humidité ;
  • Il offre des propriétés comparables pour réduire les frictions cutanées ;
  • Il simplifie les exigences de contrôle qualité, puisqu’il ne dépend plus de l’extraction minière du talc.

Cette modification a exigé une refonte complète de l’un des produits les plus célèbres de la marque, réduisant nettement le risque de nouveaux litiges liés à la matière première.

Un accord pour clore une décennie de contentieux

L’accord conclu couvre environ 76 000 actions en justice, soit la quasi-totalité des procès en cours concernant le cancer de l’ovaire.

Johnson & Johnson prévoit un premier versement allant jusqu’à 3 milliards de dollars en 2027, le solde étant réglé ultérieurement. L’accord ne sera définitif que si au moins 95 % des plaignants en acceptent les termes.

Bien qu’elle maintienne que ses produits étaient sûrs, la société estime que cette solution permet d’éviter des frais judiciaires futurs et de concentrer ses ressources sur la recherche et le développement de médicaments et de dispositifs médicaux.