Les médicaments comme Ozempic ont changé la prise en charge de l’obésité. Une question centrale persiste : que se passe-t-il après l’arrêt du traitement ? Une nouvelle étude offre des perspectives encourageantes sur la maintenance du poids.
Ces dernières années, des médicaments tels que l’Ozempic et le Wegovy ont modifié l’approche thérapeutique de l’obésité. Une interrogation fréquente chez les patients concerne les conséquences de l’arrêt de ces traitements.

Une nouvelle recherche indique que la réponse pourrait être plus positive que prévu.
La reprise de poids n’est pas totale
Des scientifiques de l’Université de Cambridge ont examiné de nombreuses études sur les médicaments de la classe GLP-1, comme l’Ozempic et le Wegovy. Ils concluent qu’un regain de poids survient après l’interruption, mais la majorité des personnes ne retrouvent pas leur poids initial.
Les chercheurs estiment qu’un an après l’arrêt, les patients récupèrent approximativement 60% du poids perdu. Ce processus décélère ensuite et se stabilise. Sur une période prolongée, environ 25% de la perte de poids initiale pourrait être conservée.

En pratique, une personne ayant perdu 20% de son poids corporel pendant le traitement pourrait maintenir une réduction d’environ 5% même après l’arrêt du médicament.
Comment une partie des bénéfices persiste
Les auteurs proposent plusieurs explications. L’une concerne l’évolution des habitudes alimentaires. Sous traitement, nombre de patients adoptent des portions réduites et des choix nutritionnels plus équilibrés. Ces comportements peuvent perdurer après la cessation.
Les scientifiques envisagent aussi que ces médicaments induisent des modifications plus permanentes dans les mécanismes biologiques contrôlant l’appétit et la satiété.
Des conclusions qui divergent des recherches antérieures
Ces nouveaux résultats apparaissent alors que de multiples publications scientifiques signalaient une reprise de poids rapide après le traitement. Une méta-analyse publiée cette année montrait que les utilisateurs regagnent du poids, en moyenne, quatre fois plus vite que ceux ayant maigri seulement par diète et exercice.
Selon cette analyse, beaucoup de patients retrouvent leur poids de départ en moins de deux ans. La divergence pourrait s’expliquer par la durée des études ou parce que les analyses récentes suggèrent que le regain de poids ne progresse pas sans fin, se stabilisant après un certain temps.

Un avertissement des experts
Malgré ces observations positives, les chercheurs rappellent que ces médicaments ne constituent pas une solution unique. Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et l’adoption de routines saines restent des éléments essentiels pour conserver les bénéfices acquis. Sans ces modifications, le risque de reprendre du poids s’accroît nettement.
Le message central de l’étude est précis : stopper l’Ozempic n’implique pas automatiquement un retour au poids initial. Pour un succès durable, les habitudes développées pendant le traitement sont cependant plus déterminantes que le médicament lui-même.