La mission Artemis II marque un pas significatif dans la redécouverte de notre lien avec la Lune, tout en soulevant des questions sur l’existence potentielle de vie en dehors de notre planète. Un nouvel éclairage sur cette quête a permis d’identifier 45 exoplanètes susceptibles d’accueillir des formes de vie.
L’espace s’est rapproché avec la mission Artemis II, qui marque le retour des humains en orbite lunaire, plus de cinquante ans après les dernières empreintes sur le sol lunaire. Toutefois, l’univers pourrait réserver d’autres découvertes, peut-être même de la vie en dehors de notre planète. Plusieurs exoplanètes semblent offrir des conditions propices à l’existence de la vie.

Une nouvelle étude scientifique représente une avancée importante dans la recherche de vie au-delà de la Terre, en identifiant 45 exoplanètes avec un potentiel élevé pour l’habitabilité.
Cette recherche s’inspire du concept du film « Project Hail Mary, » mais repose sur des données astronomiques actuelles et vérifiées.
De la fiction à la science : où rechercher la vie
Dans le film, une mission humaine visant le système de Tau Ceti est présentée. Cependant, des découvertes récentes suggèrent que ce système pourrait ne pas contenir de planètes habitables, remettant en question des hypothèses précédentes.
En réponse, les scientifiques ont réévalué les destinations possibles. Parmi plus de 6 000 exoplanètes déjà découvertes, seule une petite portion possède des conditions favorables à la vie.
Cette nouvelle étude réduit cette liste à 45 planètes rocheuses situées dans la « zone habitable », où la présence d’eau liquide à la surface est envisageable, un des éléments clés pour la vie telle que nous la connaissons.

Voir l’image agrandie. | Ce diagramme montre les 45 planètes, y compris la Terre, et leurs emplacements dans la zone habitable. Image de Gillis Lowry/ Pablo Carlos Budassi/ Royal Astronomical Society (CC BY 4.0).
Qu’est-ce qui rend une planète habitable ?
Pour figurer sur cette liste restreinte, les planètes doivent répondre à des critères précis :
- Elles doivent être rocheuses, semblables à la Terre
- Elles doivent se situer dans la zone habitable de leur étoile (ni trop chaudes ni trop froides)
- Elles doivent recevoir des niveaux d’énergie comparables à ceux de la Terre
- Elles doivent avoir la capacité de maintenir de l’eau liquide
Les chercheurs ont également inclus un sous-ensemble de 24 planètes supplémentaires situées dans des conditions limites, où la vie pourrait exister dans des formes plus extrêmes.

Graphique montrant la distance jusqu’au système d’Alpha Centauri, y compris Proxima Centauri, en années-lumière. Image fournie par l’ESO.
Quelques candidats prometteurs
Parmi les planètes mises en avant, on retrouve des noms déjà connus des astronomes :
- Proxima Centauri b
- TRAPPIST-1f
- Kepler-186f
- TOI-715 b

Les planètes du système TRAPPIST-1 alignées par distance croissante de leur étoile-mère (sans échelle). Parmi ces planètes, 4 (d, e, f et g) font partie des 45 planètes du « Projet Hail Mary ». Les surfaces planétaires sont une représentation artistique de leur apparence possible. Image : NASA/R. Hurt/T. Pyle/ESO.
Tous les planètes
Voici la liste complète des 45 planètes du « Projet Hail Mary » :
- GJ 1002 b
- GJ 1002 c
- GJ 1061 c
- GJ 1061 d
- GJ 251 c
- GJ 273 b
- GJ 3323 b
- GJ 667 C c
- GJ 667 C e
- GJ 667 C f
- GJ 682 b
- K2-239 d
- K2-288 B b
- K2-3 d
- K2-72 e
- Kepler-1229 b
- Kepler-1410 b
- Kepler-1544 b
- Kepler-1606 b
- Kepler-1649 c
- Kepler-1652 b
- Kepler-186 f
- Kepler-296 e
- Kepler-296 f
- Kepler-441 b
- Kepler-442 b
- Kepler-452 b
- Kepler-62 e
- Kepler-62 f
- L 98-59 f
- LHS 1140 b
- LP 890-9 c
- Proxima Centauri b
- Ross 508 b
- TOI-1266 d
- TOI-700 d
- TOI-700 e
- TOI-715 b
- TRAPPIST-1 d
- TRAPPIST-1 e
- TRAPPIST-1 f
- TRAPPIST-1 g
- Teegarden’s Star c
- Wolf 1061 c
- Wolf 1069 b
Ces mondes gravitent autour d’étoiles relativement proches, ce qui les rend prioritaires pour de futures missions et études approfondies.
La vie pourrait être plus diverse que ce que nous imaginons
Un des aspects les plus pertinents de l’étude est l’idée que la vie peut ne pas suivre nécessairement les modèles terrestres.
Lisa Kaltenegger, chercheuse, souligne que la vie pourrait être « bien plus versatile que nous le pensons », suggérant que des formes biologiques différentes de celles de la Terre pourraient exister dans d’autres environnements.
Cela ouvre la porte à la possibilité que des organismes puissent survivre dans des conditions extrêmes, en dehors des paramètres habituels d’habitabilité.

Représentation artistique d’une exolua semblable à la Terre orbitant autour d’un exoplanète errant semblable à Saturne.
Un guide pour de futures missions spatiales
Ce catalogue de planètes agit comme une véritable carte stratégique pour de futures explorations interplanétaires.
Si un jour l’humanité développe une mission similaire à celle du film, ces 45 mondes seraient les destinations les plus prometteuses.
Plus qu’une œuvre de fiction, il s’agit de science appliquée à l’exploration de l’univers, visant à répondre à l’une des grandes questions de l’humanité : sommes-nous seuls ?