Des viandes rouges aux aliments ultra-transformés : les quatre conseils de l’oncologue pour diminuer le risque de cancer

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Des choix alimentaires éclairés peuvent influencer le risque de développer certains types de cancer, comme l’a souligné des experts. En intégrant plus de fruits et légumes, tout en limitant la consommation de viandes rouges et de produits ultratransformés, il est possible de favoriser une meilleure santé.

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Bien qu’une cause identifiable ne soit pas toujours présente derrière un cancer, des habitudes alimentaires inappropriées, surtout sur le long terme, sont parmi les facteurs de risque associés à plusieurs problèmes de santé, y compris certains cancers. L’augmentation récente des cas de cancer colorectal chez les moins de 50 ans en témoigne : plusieurs études établissent un lien avec une alimentation riche en produits ultratransformés, ce que confirme également un expert.

Une alimentation saine est donc un choix judicieux. Bien qu’elle n’élimine pas totalement le risque, elle peut le réduire et aider à contrer des mécanismes ou conditions nuisibles, comme l’inflammation chronique et l’obésité, qui peuvent influencer ce risque. Selon un expert, au moins quatre règles doivent être suivies concernant l’alimentation pour aider à diminuer le risque de divers cancers, comme l’indiquent plusieurs études scientifiques.

Plus de fruits et légumes

D’après les recommandations de plusieurs pays, dont la France, il est conseillé de consommer chaque jour cinq portions de fruits et légumes. Ce même expert souligne l’importance de cette catégorie d’aliments, appuyée par diverses recherches. Une analyse de plusieurs études auprès de 27 000 participants démontre qu’une consommation élevée de légumes crucifères, comme le chou, le brocoli, les choux de Bruxelles, le chou-fleur et les fanes de radis, peut réduire le risque de minimum six types de cancer, dont le cancer colorectal et de l’ovaire. Un apport élevé en fruits est également associé à un risque diminué pour au moins six cancers, incluant ceux de l’œsophage, de l’estomac, de la bouche et du côlon.

Éviter les viandes rouges et transformées

Il est bien connu que la viande rouge, en particulier les viandes travaillées, a été liée à plusieurs problèmes de santé. Plusieurs recherches mettent également en lumière le lien avec le risque de cancer, surtout en ce qui concerne la consommation de viandes transformées et le cancer colorectal. C’est pourquoi les viandes rouges ont été classées par une agence internationale comme « probablement cancérigènes », tandis que les viandes travaillées sont considérées comme « certaines cancérigènes ».

Cela n’indique pas nécessairement que ceux qui consomment ces aliments développeront un cancer colorectal, mais qu’une relation existe entre les deux : « Les experts estiment qu’entre 18 et 21 % des cancers du côlon (et 3 % de l’ensemble des cancers) pourraient être liés à la consommation de viandes rouges et de charcuterie », selon une fondation spécialisée.

Selon des études rapportées par cet expert, « la consommation de viande rouge est également liée au cancer du pancréas et de la prostate, tandis que les viandes transformées sont associées au cancer de l’estomac, avec un risque accru de cancer du sein lors d’une consommation élevée des deux. » Pour cette raison, il est conseillé de ne consommer de viande rouge qu’une à deux fois par semaine, tout en évitant presque complètement les viandes transformées et la nourriture fast-food.

Préférer les céréales complètes

Prenons en compte également le choix de certains types d’aliments. Par exemple, pour les céréales, il est essentiel de privilégier les variantes complètes.

Une étude importante ayant examiné la santé de plus de deux millions de personnes révèle qu’une consommation de trois portions de céréales complètes par jour pourrait réduire de 6 % le risque de mourir d’un cancer, alors que d’autres estimations suggèrent qu’un apport d’au moins 30 grammes par jour pourrait diminuer le risque de cancer colorectal jusqu’à 30 %. Ce facteur protecteur des céréales complètes pourrait résulter de leur capacité à réduire l’inflamation.

Portez attention aux sucres liquides

Enfin, une autre catégorie d’aliments nécessite une attention particulière : les boissons sucrées et, en général, les aliments ultratransformés riches en sucres. Bien qu’il soit faux de prétendre que le sucre nourrit les tumeurs, un régime riche en sucres et en aliments ultratransformés peut favoriser des conditions métaboliques, telles que la résistance à l’insuline ou l’inflammation, qui augmentent indirectement le risque de cancer.

Concernant spécifiquement les boissons sucrées, plusieurs études indiquent qu’elles pourraient augmenter le risque de cancer, comparativement aux sucres solides. Bien que ces résultats soient encore limités et ne permettant pas d’établir un lien de cause à effet certain, il est conseillé de réduire considérablement la consommation de ces boissons et de consommer avec modération les aliments riches en sucres.