Gorillaz dévoile un court-métrage novateur réalisé intégralement en animation traditionnelle. Ce chef-d’œuvre, qui accompagne leur dernier album, recompose trois chansons en une seule histoire visuelle, mettant en scène des personnages emblématiques dans un décor inspiré de l’Inde. Une exploration du passé artistique à l’ère moderne.

Si la bande Gorillaz est connue pour sa musique entraînante, elle l’est également pour son esthétique. Depuis sa création en 1998, le groupe a toujours utilisé des avatares virtuels, offrant même des concerts grâce à des hologrammes.
Étonnamment, leur court-métrage, qui accompagne leur neuvième album studio, a été intégralement réalisé avec des techniques d’animation traditionnelles, témoignant ainsi de leur engagement envers la technologie et les dernières tendances.
Les chansons prennent vie
Intitulé The Mountain, The Moon Cave and The Sad God, ce court d’une durée de 8 minutes regroupe trois morceaux de l’album : The Mountain, The Moon Cave et The Sad God, en une narration unifiée.

Les célèbres 2D, Murdoc, Noodle et Russel s’engagent dans un périple à travers des décors inspirés de l’Inde, rappelant des classiques de l’animation comme Le Livre de la Jungle, où serpents et tigres guettent les personnages qui gravissent une montagne mystérieuse.
Ce court-métrage, dirigé par le co-fondateur et artiste visuel Jamie Hewlett en collaboration avec le studio The Line, a nécessité pas moins de 18 mois de travail. Réalisé avec des fonds peints à la main et des matériaux réels, il remet au goût du jour l’animation 2D du XXe siècle à une époque dominée par des outils numériques.
Gorillaz et l’IA
Outre son ambition artistique, The Mountain, The Moon Cave and The Sad God se distingue par son choix affirmé pour l’animation artisanale alors que l’intelligence artificielle est en plein essor. Hewlett a déclaré ne pas envisager de l’utiliser dans son travail, bien qu’il la considère comme un outil supplémentaire. Albarn a également noté qu’il est encore trop tôt pour en déterminer les implications artistiques. Quoi qu’il en soit, le résultat est une pièce visuelle puissante qui renforce l’identité de la bande et son engagement à raconter des histoires, même visuellement.
