Un athlète découvre une blessure au cou aux Jeux Olympiques : le médecin révèle les raisons de ce phénomène surprenant

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Un athlète australien a vécu une expérience inquiétante après une chute en snowboard, révélant une blessure grave initialement ignorée. Son cas soulève des questions sur la reconnaissance des fractures cervicales et les risques qui y sont associés.

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Se fracturer « l’os du cou » est une expression courante pour évoquer un danger extrême, souvent associé à des conséquences immédiates et dramatiques. En réalité, une fracture cervicale peut passer inaperçue pendant plusieurs heures après le traumatisme. C’est ce qui est arrivé au snowboarder australien Cam Bolton, 35 ans, qui s’entraînait à Livigno en vue de la compétition aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina. À la suite d’une chute, l’athlète est allé se coucher sans se douter de rien. Ce n’est qu’au matin suivant, avec l’accroissement de la douleur, qu’il a été transporté en hélicoptère à Milan pour des examens médicaux, révélant la fracture de deux vertèbres cervicales. Hospitalisé, Bolton a gardé son moral malgré la gravité de la situation, tandis que son pronostic reste à établir.

Pour comprendre comment une telle blessure peut ne pas être perçue immédiatement, Netcost-security.fr a consulté un médecin spécialiste en chirurgie vertébrale.

Est-il vraiment possible de se fracturer le cou sans s’en rendre compte ?

En fait, c’est une situation plus fréquente qu’on ne le pense. Les fractures cervicales non reconnues surviennent souvent lors de traumatismes à haute énergie, où le corps subit un impact violent avec un transfert élevé de force cinétique aux tissus, comme lors d’accidents de la route ou de chutes graves. Dans ces cas, le patient peut être inconscient ou éprouver une douleur jugée tolérable, ne laissant pas soupçonner, du moins au départ, une blessure plus sérieuse.

Y a-t-il des types spécifiques de fractures qui peuvent être tardivement reconnues ?

Les fractures les plus sournoises sont celles dites disco-ligamentaires, touchant à la fois le corps vertébral et le disque intervertébral. Elles présentent un danger particulier car elles ne se détectent souvent pas aux radiographies standard et nécessitent des examens plus approfondis, tels qu’une IRM, qui n’est pas toujours réalisée de routine. Le risque est que ces lésions, dans les jours suivant le traumatisme, puissent s’aggraver et provoquer des symptômes neurologiques. Parmi les complications possibles figurent des déformations de la colonne, comme la cyphose, mais surtout des déficits neurologiques.

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Quels signaux devraient alerter sur une blessure cervicale même sans douleur intense ?

La douleur reste le principal indicateur, surtout lorsque le patient est conscient et capable de rapporter ses symptômes. Toutefois, des troubles neurologiques comme des picotements, une perte de sensibilité, des douleurs irradiantes ou des altérations de la force dans les membres supérieurs ou inférieurs devraient également éveiller des soupçons. Les urgences disposent de protocoles précis pour évaluer ces traumatismes. Les radiographies doivent inclure également la partie cervicale inférieure et la partie thoracique supérieure, zones parfois difficiles à visualiser en raison de la superposition avec les structures des épaules. C’est pourquoi, pour les cas suspects, on recourt de plus en plus souvent à la tomodensitométrie, un test rapide et très précis, tandis que l’IRM est utilisée lorsqu’il est nécessaire d’examiner plus en détail les tissus mous et les structures nerveuses.

Quels risques a couru le snowboarder australien en retardant ses soins médicaux ?

Pour le déterminer avec certitude, il faudrait connaître la dynamique de l’accident et le type exact de fracture. En général, cependant, une blessure cervicale ne doit jamais être minimisée car elle comporte toujours des risques. Bolton a peut-être sous-estimé la situation car la douleur n’était pas particulièrement intense, peut-être en raison de l’effet de l’adrénaline associée à l’activité sportive. La gravité réelle dépend toutefois du type de fracture et de sa stabilité, des éléments qui déterminent également la nécessité d’une intervention chirurgicale ou d’une simple observation clinique.