Le virus de la grippe, bien que fréquent, peut entraîner des complications graves, notamment la pneumonie. Les autorités de santé soulignent l’importance d’être attentif aux symptômes et d’agir rapidement, surtout en cas de difficulté respiratoire. La vaccination demeure un outil clé dans ce combat.

L’influenza est une maladie infectieuse respiratoire courante durant la saison froide, mais elle ne doit pas être sous-estimée. En Italie, environ 8 000 décès par an sont attribués à cette maladie selon l’Istituto Superiore di Sanità (ISS). Quand les sintomi influenzali deviennent-ils préoccupants et nécessitent-ils un consultation médicale? Une explication claire est fournie par un expert en maladies infectieuses.
Le médecin, qui a également participé à la sensibilisation pendant la pandémie de COVID-19, a détaillé dans une vidéo sur son profil Facebook les éléments qui doivent alarmer et pousser à consulter. Il a également évoqué la situation épidémiologique actuelle, marquée par de nombreux cas de pneumonie due à la grippe. Le médecin a signalé qu’en ce moment, “il y a vraiment beaucoup de cas de pneumonie”, ajoutant que “les admissions aux urgences ont fortement augmenté.”
Il est évident que tout malade de la grippe ne nécessite pas une visite aux urgences. Dans un premier temps, il a précisé que la consultation n’est pas nécessaire pour “deux ou trois jours de fièvre, même à 38 ou 39 degrés, voire 39,5”, considérant que “c’est l’évolution normale de la grippe.” Ensuite, il a insisté sur le symptôme alarmant : l’insuffisance respiratoire, qui se produit lorsque “le niveau d’oxygène dans le sang diminue ou que celui de dioxyde de carbone devient dangereusement élevé”, comme le précisent les manuels MSD pour les professionnels de santé. “Il faut s’inquiéter et aller aux urgences lorsque, avec la fièvre, il y a une insuffisance respiratoire, c’est-à-dire lorsque la saturation mesurée avec un saturimètre descendre sous 90-88%, alors que normalement on est autour de 97-98, ce qui indique une baisse significative.” Il a également mentionné “une douleur thoracique, une toux persistante, que rien ne calme.”
Il a expliqué que ces symptômes pourraient être des signes de broncopneumonie due à la grippe, touchant non seulement les personnes fragiles et âgées, mais également de nombreux jeunes. “C’est un message à faire passer car la grippe n’est pas une infection banale, elle peut toucher toutes les tranches d’âge,” avertit l’infectiologue. Il a souligné l’importance de la prévention et de la vaccination antivirale, qui peut être réalisée même à l’approche du pic épidémique. Grâce à la vaccination, selon cet expert, il est possible de contracter la grippe, mais de façon moins sévère.
Bien que les données du dernier bulletin de RespiVirNet montrent une baisse de l’incidence des infections respiratoires aiguës (ARA) par rapport à la semaine précédente, avec 14,5 cas pour 1 000 consultations, les pneumonies liées à l’influenza demeurent encore répandues, tout comme de nombreux italiens se rendent aux urgences pour obtenir de l’aide. Les syndromes grippaux affaiblissent les voies respiratoires et le système immunitaire, permettant aux bactéries respiratoires d’attaquer les poumons (il peut aussi s’agir d’une pneumonie virale). La semaine précédente, un expert dans le domaine a signalé une forte augmentation des visites des enfants pour cause d’influenza. La propagation est particulièrement facilitée par la circulation massive de la variante K du virus de l’influenza A(H3N2) – sous-clade K, qui n’est pas plus agressive que “la grippe normale”, mais immunoévasive, ce qui indique qu’elle peut échapper au système immunitaire et entraîner plus facilement l’infection.
