La recherche de civilisations extraterrestres soulève des questions intrigantes. Un astrophysicien de la NASA avance que notre incapacité à établir un contact pourrait être liée à des niveaux technologiques similaires, plus qu’à une différence marquée. Ce débat, qui persiste depuis des décennies, invite à une réflexion sur notre place dans l’univers.

Sommes-nous seuls dans l’Univers ? Cette question intrigue depuis longtemps, mais aucune preuve de l’existence de civilisations extraterrestres n’a encore été trouvée. De nombreuses hypothèses tentent d’éclaircir le célèbre “Paradoxe de Fermi”, proposé en 1950 par le physicien moléculaire Enrico Fermi. En d’autres termes, lors d’une discussion au Los Alamos National Laboratory, il a demandé à ses collègues : “Où sont-ils tous ?”, en s’interrogeant sur la présence d’aliens intelligents. Dans un Univers avec d’innombrables galaxies et des planètes habitats potentiels, il semble curieux que nous n’ayons pas découvert d’indices de civilisations avancées. Près de 80 ans plus tard, malgré les progrès technologiques, cette question reste sans réponse.
Un nouvel aperçu proposé par l’astrophysicien Robin H.D. Corbet, du Goddard Space Flight Center de la NASA, avance qu’un facteur assez simple pourrait expliquer notre silence : les autres formes de vie ne seraient pas si technologiquement avancées par rapport à nous. “L’idée que ces êtres soient nettement plus avancés n’est pas la plus plausible. Imaginez un iPhone 42 comparé à un iPhone 17”, a-t-il partagé avec le Guardian. “Cette explication semble plus naturelle et plus logique”, a-t-il ajouté.
Cette idée, désignée par le terme “principe de monotonie radicale” (principe de monotonie radicale), rejette les scénarios extrêmes, comme être complètement isolés dans l’univers ou rencontrer des espèces évitant tout contact. Les extraterrestres seraient en réalité à peu près à notre niveau technologique. Selon le Dr. Corbet, ces civilisations, après avoir exploré leur système stellaire comme nous l’avons fait avec notre propre système solaire, auraient cessé leurs recherches. Elles n’auraient pas construit d’astronefs capables de parcourir des distances interstellaires ou de réaliser des mégastructures telles que des sphères de Dyson ou des super-lasers que nous pourrions détecter par leurs technofirmes. “Elles n’ont pas de vitesses supérieures à celle de la lumière, ni de machines exploitant l’énergie ou la matière noire, pas même de trous noirs. Aucun recours à de nouvelles lois de la physique”, a affirmé le chercheur. “Ce principe postule que la Galaxie contient un nombre limité de civilisations, aucune n’atteignant un niveau technologique suffisant pour mener une astroingénierie à grande échelle, et aucune n’aspirant à le faire”, a-t-il soutenu dans son étude.
Il existe des voix discordantes à l’égard de ce modèle de “monotonie radicale”, certaines civilisations ayant pudiquement pu développer des technologies bien plus avancées au cours de milliards d’années. Diverses hypothèses tentent d’expliquer pourquoi nous n’avons pas détecté de signaux extraterrestres. Selon le scientifique italien Claudio Grimaldi de l’École Polytechnique de Lausanne (EPFL), qui a élaboré un modèle mathématique spécifique, la Terre se situerait au cœur d’un système structuré semblable à une éponge. En fait, notre exploration de l’espace est trop récente (environ 60 ans grâce au SETI) pour que nous puissions capter ces signaux électromagnétiques, vu les distances qui nous séparent de ces civilisations, chacune occupée dans son propre “espace” dans la « sponge ». Selon l’expert, il faudrait attendre entre 60 et 2000 ans avant de pouvoir capter une éventuelle technofirme extraterrestre.
Un travaux de l’Université de Nottingham suggère qu’il pourrait exister 36 civilisations extraterrestres intelligentes dans la Voie Lactée, séparées par d’innombrables 17 000 années-lumière. Rappelons que notre galaxie mesure environ 100 000 années-lumière de large. Étant donné que nos premiers signaux électromagnétiques ont parcouru un maximum de 125 années-lumière, nous sommes encore loin de capter quoi que ce soit. Comme nous, nous sommes trop “jeunes” pour saisir leurs signaux. Certains estiment que la civilisation extraterrestre la plus proche se trouve à moins de 65 années-lumière, tandis que des chercheurs de l’Université d’Édimbourg avancent que la communication quantique représente l’option la plus adéquate pour établir un contact avec les extraterrestres.
D’autres théories avancent que nous serions ignorés parce que le système solaire serait perçu comme “ennuyeux” ou que notre planète serait “protégée” par intelligences supérieures, pour préserver sa biodiversité. Ce qui est certain, c’est qu’à ce jour, nous ne possédons aucun indice sur l’existence d’autres civilisations, une situation qui pourrait évoluer grâce à des radiotélescopes toujours plus puissants. En attendant d’en savoir plus sur 3I/ATLAS, que selon le physicien et astronome Avi Loeb, aurait une probabilité de 30 à 40 % d’être d’origine extraterrestre.
