La recherche a mis en lumière un mécanisme de résistance dans le cancer du sein positif aux récepteurs des œstrogènes, touchant environ 70 % des cas. Cette avancée pourrait mener à des traitements ciblés plus efficaces pour les patientes, limitant les récidives et améliorant les résultats cliniques.

Des chercheurs ont découvert un mécanisme responsable de la résistance aux traitements dans la forme la plus courante de cancer du sein, celui positif aux récepteurs des œstrogènes (ER+), représentant environ 70 % des diagnostics. Bien que les thérapies soient de plus en plus efficaces et que la mortalité due au cancer du sein diminue, cette maladie reste la deuxième la plus diagnostiquée au monde (2,3 millions de cas par an) et la première en Italie (55 000 cas), causant un nombre significatif de victimes. Parmi les principales causes de mort, on trouve le développement de récidives métastatiques après des traitements ayant entraîné une résistance. Grâce à cette découverte, les chercheurs espèrent développer de nouvelles thérapies efficaces ou orienter les patientes à risque vers les meilleures options de traitement.
Une équipe de recherche australienne, dirigée par des scientifiques du Garvan Institute of Medical Research, a examiné pourquoi le cancer du sein positif aux récepteurs des œstrogènes (ER+) présente une résistance aux traitements, notamment à la thérapie endocrinienne associée à des inhibiteurs de CDK4/6, qui montrent des résultats significatifs pour de nombreux patients. Les chercheurs ont mis l’accent sur un cheminement mobile connu sous le nom de pathway JNK (c-Jun N-terminal kinase), crucial pour la signalisation mobile, notamment en relation avec la réponse au stress. Parmi les principales fonctions que ces kinases régulent figurent l’apoptose, la différenciation, la prolifération mobile et l’immunité, ainsi que diverses réponses au stress. Il n’est donc pas surprenant que le pathway JNK soit impliqué dans de nombreuses maladies oncologiques, y compris le cancer du sein. Lorsque les cellules cancéreuses sont exposées aux médicaments anticancéreux, le chemin JNK déclenche des processus qui provoquent la mort des cellules ou empêchent leur prolifération.
Les chercheurs ont constaté que lorsque le pathway JNK ne fonctionne pas correctement, comme c’est le cas pour certains patients atteints de cancer, les thérapies échouent à arrêter la croissance et la diffusion des cellules malades. “Nous avons identifié un mécanisme à l’origine de la résistance au traitement dans le cancer du sein ER+. Lorsque des gènes clés de ce chemin, y compris l’un nommé MAP2K7, ne fonctionnent pas correctement, les cellules tumorales ne reçoivent plus le message d’arrêter de croître ou de mourir, même si elles sont endommagées par la thérapie”, a déclaré l’un des chercheurs.
En utilisant la technique de manipulation génétique CRISPR, les chercheurs ont identifié différents gènes associés aux fonctions principales de ce chemin mobile, notant que leur inhibition chez des modèles murins augmentait la présence de cellules métastatiques. Les résultats ont été validés par l’analyse des cellules cancéreuses de près de 80 patientes atteintes de cancer du sein ER+. En termes simples, il a été observé que les patientes présentant une activité réduite du pathway JNK avaient moins de chances de répondre efficacement aux inhibiteurs de CDK4/6 associés à la thérapie endocrinienne, un traitement synergique privilégié contre le cancer du sein positif aux récepteurs des œstrogènes. Cela entraîne une résistance qui peut mener à de dangereuses récidives métastatiques.
La découverte de ce mécanisme favorisant la résistance dans le cancer courant pourrait aider les médecins à déterminer quelles patientes sont susceptibles de mieux ou moins bien répondre à certains traitements, leur permettant ainsi d’être orientées vers les options les plus appropriées. De plus, cela pourrait déboucher sur de nouveaux médicaments capables de combattre efficacement les cellules cancéreuses sans favoriser l’apparition de résistance. Les détails de la recherche “La suppression du pathway JNK entraîne une insensibilité à la thérapie endocrinienne combinée et à l’inhibition de CDK4/6 dans le cancer du sein ER+” ont été publiés dans le Journal of Experimental & Clinical Cancer Research.
