Découvrez les véritables proportions de la comète 3I/ATLAS : aussi imposante que l’astéroïde ayant mis fin à l’ère des dinosaures

La comète interstellaire 3I/ATLAS. Crédit: ESO/O. Hainaut

Les récentes découvertes sur la comète interstellaire 3I/ATLAS révèlent des dimensions étonnantes et une origine fascinante. Les scientifiques ont calculé son diamètre à environ 11 kilomètres, ce qui la rend plus petite que prévu, tout en rassurant sur l’absence de risque pour notre planète lors de son passage.

La comète interstellaire 3I/ATLAS. Crédit: ESO/O. Hainaut

La comète interstellaire 3I/ATLAS. Crédit: ESO/O. Hainaut

Les dimensions de la comète alien 3I/ATLAS, le troisième objet interstellaire identifié dans notre Système solaire (après l’astéroïde 1I/’Oumuamua et la comète 21/Borisov), ont été calculées avec précision. Selon les scientifiques, cette « boule de glace » découverte le 1er juillet 2025 mesure environ 11 kilomètres de diamètre, ce qui est significativement plus petit que les estimations antérieures, qui le situaient près de 20 kilomètres.

Il est intéressant de noter que la nouvelle mesure suggère que cette visite interstellaire est de taille comparable à l’astéroïde à l’origine de l’événement de Chicxulub, qui a conduit à l’extinction des dinosaures non aviens il y a 66 millions d’années. Ce gigantesque savoir spatial a frappé l’actuelle péninsule du Yucatan, provoquant un cataclysme à l’échelle mondiale. Par exemple, il a engendré un tsunami de 1,5 kilomètre de hauteur se déplaçant à 150 kilomètres par heure, selon une étude de l’Université du Michigan. En comparaison, les vagues générées par le tremblement de terre de magnitude 8.8 survenue à Kamchatka le 30 juillet 2025 ont atteint environ 5 mètres, mesurées à Severo-Kurilsk en Russie. Heureusement, la comète ne représente aucun risque d’impact avec la Terre, puisque son passage au perigée aura lieu le 19 décembre de cette année, à une distance de 270 millions de kilomètres.

La comète 3I/ATLAS capturée par l'Observatoire Astronomique de Loiano d'INAF OAS : Crédit : Albino Carbognani et Manuel Barbetta

La comète 3I/ATLAS capturée par l’Observatoire Astronomique de Loiano d’INAF OAS : Crédit : Albino Carbognani et Manuel Barbetta

Un vaste équipe de recherche internationale, dirigée par des scientifiques de l’Interdisciplinary Network for Collaboration and Computing de Tucson et du Département d’Astronomie de l’Université de Washington, a déterminé que la comète interstellaire 3I/ATLAS mesure environ 11 kilomètres de diamètre. Les chercheurs, coordonnés par le Dr Colin Orion Chandler, ont effectué ce calcul grâce au nouvel Observatoire Vera C. Rubin situé au Chili, dont les premières images spectaculaires ont récemment été publiées.

Le télescope principal de l’observatoire a un diamètre de 8,4 mètres et est équipé d’une puissante caméra de 3,2 Gigapixels, aussi grande et lourde qu’une voiture. Bien que la comète ait été découverte le 1er juillet, elle avait déjà été capturée dans des images collectées par l’observatoire Vera Rubin à partir du 21 juin lors des activités de mise en service. Heureusement, le télescope analysait précisément la partie du ciel où la comète a été détectée.

L’observatoire Vera Rubin sous la Voie Lactée. Crédit : Rubin Observatory/NSF/AURA/B. Quint

L’observatoire Vera Rubin sous la Voie Lactée. Crédit : Rubin Observatory/NSF/AURA/B. Quint

En croisant les données astrométriques, photométriques, morphologiques et d’activité obtenues à partir de 37 images distinctes jusqu’au 7 juillet, les chercheurs ont établi que l’objet interstellaire a un rayon de 5,6 kilomètres, avec une marge d’erreur de + ou – 0,7 kilomètres. Cela indique que le diamètre oscille entre 9,8 et 12,6 kilomètres, avec une moyenne de 11 km. Il est important de souligner que les détails de cette recherche, intitulée “Observations de la comète interstellaire 3I/ATLAS (C/2025 N1) par l’observatoire NSF-DOE Vera C. Rubin”, ont été publiés dans la base de données ArXiv et doivent encore être soumis à une révision par les pairs. Cependant, compte tenu de la grande sensibilité de l’instrument et du fait que c’est la première fois qu’une comète interstellaire est analysée par un télescope dont le miroir principal dépasse 8 mètres, il est raisonnable de conclure que la mesure de ses dimensions est plutôt précise.

Récemment, l’objet interstellaire a attiré l’attention internationale grâce à l’analyse quelque peu audacieuse et imaginative d’un célèbre astrophysicien des États-Unis. L’expert a suggéré que la comète 3I/ATLAS pourrait être une sorte d’astronef extraterrestre, à la lumière de certains traits peu probables de sa trajectoire et de la manière dont elle s’approche du Système solaire. Selon lui, il pourrait même s’agir d’un visiteur hostile. Toutefois, ces affirmations ne restent que des spéculations et l’expert a lui-même précisé qu’il s’agit très probablement d’une simple comète interstellaire, provenant d’un autre système.