Nouveau vaccin contre le RSV réduit le risque d’hospitalisation des nouveau-nés. Un message aux femmes enceintes : « N’attendez pas »

Image

Un nouveau vaccin contre le virus respiratoire syncytial montre des résultats prometteurs dans la réduction des hospitalisations chez les nourrissons. Un étude récente a révélé son efficacité, soulevant l’espoir d’une protection accrue pour les bébés vulnérables. Les recommandations aux femmes enceintes sont claires pour maximiser les bénéfices.

Image

Un nouveau vaccin contre le virus respiratoire syncytial (VRS), responsable d’une grave infection pulmonaire connue sous le nom de bronchiolite, est capable de réduire les hospitalisations chez les nouveau-nés, pour lesquels cette maladie peut s’avérer particulièrement dangereuse. Un étude récemment publiée dans la revue scientifique The Lancet Child & Adolescent Health a évalué l’impact de ce vaccin bivalent pré-fusion F contre le pathogène (VRSpreF) introduit au Royaume-Unis il y a un an. Plus précisément, le vaccin est devenu disponible en Écosse depuis le 12 août 2024 et en Angleterre depuis le 1er septembre.

Un groupe de recherche britannique dirigé par des scientifiques de l’Université d’Édimbourg a déterminé que le nouveau vaccin RSVpreF est extrêmement efficace pour protéger contre les hospitalisations dues à la bronchiolite. Les chercheurs ont collaboré avec différentes institutions, dont l’Hôpital Royal pour Enfants de Bristol, le Groupe de Vaccins d’Oxford, l’Université de la Reine à Belfast, et l’Université College London. Cette étude a analysé les données de plus de 530 enfants hospitalisés avec des maladies respiratoires durant la saison hivernale entre 2024 et 2025.

Parmi les enfants concernés, 391 étaient positifs au VRS, qui a connu une recrudescence significative après la pandémie de COVID-19. Les experts attribuent cela aux lockdowns et autres mesures strictes qui ont réduit l’exposition à divers pathogènes, perturbant ainsi l’entraînement naturel du système immunitaire. Avec la réouverture, de nombreux enfants n’ayant jamais été exposés à des virus sont devenus vulnérables à de graves bronchiolites. Les chercheurs avaient donc beaucoup d’espoir dans l’introduction du vaccin RSVpreF, et les données soutiennent leurs attentes.

En croisant les informations, il est apparu que les enfants de l’étude n’ayant pas été positifs au VRS avaient deux fois plus de chances d’avoir des mères vaccinées avec le nouveau médicament avant l’accouchement, soit 41 % contre 19 %. De plus, s’il est administré deux semaines ou plus avant l’accouchement, la protection est significativement supérieure, réduisant le risque d’hospitalisation de 72 % (contre 58 % pour les enfants dont les mères avaient été vaccinées à tout moment avant l’accouchement). Cette protection est due au transfert vertical des anticorps maternels au fœtus, le protégeant de l’infection après la naissance (et durant les six premiers mois de vie). Les experts recommandent donc aux femmes enceintes de se faire vacciner « le plus tôt possible après la 28e semaine », en prévision de la prochaine saison froide.

“Dans le contexte réel de la première saison de mise en œuvre du vaccin en Angleterre et en Écosse, la vaccination maternelle RSVpreF a prouvé son efficacité, comparable à celle observée dans la réduction du risque d’hospitalisation chez les nourrissons atteints d’ALRI (infections aiguës des voies respiratoires inférieures NDR) associées au VRS.” Les détails de la recherche “Vaccination bivalente pré-fusion F pendant la grossesse et hospitalisation due au virus respiratoire syncytial chez les nourrissons au Royaume-Unis : résultats d’une étude multicentrique, cas-témoignages, à test négatif” ont été publiés dans The Lancet Child & Adolescent Health.