Les fortes chaleurs prévues pour la semaine à venir soulèvent des questions sur l’effet de la distance de la Terre au Soleil. Alors que le 3 juillet marque l’afelio, un phénomène astronomique, les températures élevées demeurent dues à des facteurs atmosphériques plus importants.
Une semaine de chaleur intense se profile, mais le 3 juillet, la Terre atteindra l’afelio, sa distance maximale du Soleil. Comment cela se concilie-t-il avec les températures excessives, malgré l’éloignement de notre étoile?

Les prévisions météo pour la période du 30 juin au 6 juillet annoncent un ⟨calorifère⟩ et une chaleur largement au-dessus des moyennes habituelles, avec des pics approchant les 40 °C dans plusieurs villes et des nuits étouffantes. La population, notamment les personnes âgées et les malades, doit être particulièrement vigilante. Fait intéressant, en ce jour-là, la Terre sera à son afelio, soit à environ 152 millions de kilomètres du Soleil, comme le précise l’Unione Astrofili Italiani (UAI). Cet événement se produira à 22h00, heure française.
Ce phénomène se produit chaque année au début de juillet, un mois habituellement associé aux températures les plus chaudes. Mais comment expliquer cette chaleur excessive, alors que la Terre est à son point le plus éloigné du Soleil? La réponse réside dans l’inclinaison de l’axe terrestre, qui est de 23,5° par rapport au plan de l’écliptique. C’est cette inclinaison qui provoque les saisons et les variations de température, avec des pics en été et en hiver.
Le professeur George Lebo, expert en Astronomie à l’Université de Floride, explique que les modèles climatiques dépendent davantage de cette inclinaison que de la distance au Soleil. Pendant l’été boréal, le Pole Nord est orienté vers le Soleil, entraînant des journées longues et ensoleillées. Par conséquent, les raysons solaires frappent plus directement l’hémisphère nord, ce qui se traduit par des températures plus élevées.

Credit: Timeanddate
Un autre facteur contribuant aux températures élevées en été est la quantité de terres émergées plus importante dans l’hémisphère nord. Pendant ce temps, l’hémisphère sud, dominé par les océans, connaît l’hiver. Les terres émergées, ayant une capacité thermique plus basse que l’eau, se réchauffent plus rapidement, contrairement aux océans qui emmagasinent et restituent la chaleur plus lentement.
Le Dr Bill Patzert, océanographe au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, souligne que les matériaux comme le sable et la roche se réchauffent rapidement avec un faible ensoleillement, tandis que l’eau maintient une température plus stable. Ainsi, l’été dans l’hémisphère nord, davantage ensoleillé, entraîne des températures en hausse.

Credit: NASA
La situation inverse se produit en janvier, période du perielio, lorsque la terre est au plus proche du Soleil, et les températures sont les plus basses. La distance varie peu l’impact sur les températures généralement. « La température moyenne de l’ensemble de la Terre lors de l’afelio est d’environ 2,3 °C plus élevée que celle mesurée au perielio », fait remarquer le Dr Roy Spencer du Global Hydrology and Climate Center (GHCC) de la NASA. La différence entre afelio et la distance moyenne est de seulement 2 %.
En conclusion, la chaleur intense actuelle est essentiellement déterminée par l’angle des rayons solaires et le faible pouvoir thermique des terres émergées, non par la position du Soleil par rapport à la Terre.
