Boire du café de cette façon réduit le risque de mort prématurée, selon une étude

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Une récente étude révèle que boire du café noir, sans additifs, pourrait réduire le risque de mortalité prématurée de manière significative. Les résultats montrent qu’un à trois tasses par jour offrent les meilleurs effets bénéfiques pour la santé, tout en remettant en question certaines pratiques de consommation courantes.

Le café est une boisson largement appréciée et des études ont démontré ses effets bénéfiques pour la santé. Une nouvelle recherche indique que le mode de consommation du café joue un rôle crucial dans la réduction du risque de mortalité prématurée. Voici les recommandations issues des résultats de cette étude.

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De nombreuses recherches ont mis en lumière les avantages du café, soulignant des liens positifs avec la chute du risque de maladies, notamment cardiovasculaires, ainsi qu’une diminution de la mortalité prématurée. Toutefois, les études précédentes ont souvent concentré leur analyse sur les quantités consommées, négligeant le mode de consommation de cette boisson appréciée par tant (au-delà du simple café du matin). Certains préfèrent le cappuccino, d’autres aiment l’ajouter avec du miel, des sirops, de la crème ou du lait, modifiant ainsi les bienfaits associés à la caféine.

Ce nouveau travail de recherche montre qu’une consommation de café noir est liée à une diminution du risque de mortalité de jusqu’à 17 pour cent, mais seulement si le café est bu sans lait, sucre ou autres ingrédients. L’idéal serait de consommer deux à trois tasses par jour. Passer ce seuil n’apporte pas de bénéfices supplémentaires, tandis qu’une seule tasse offre déjà une protection considérable (réduction de 16 pour cent du risque de mortalité prématurée). Le café décaféiné ne montre aucun effet, indiquant que la caféine est essentielle à cet avantage. Il est à noter qu’il s’agit d’une étude associative, sans établir de lien de causalité, mais elle s’ajoute à d’autres démontrant les effets positifs du café, en précisant son mode de consommation.

Le constat d’une réduction du risque de mortalité lié à la consommation de 2-3 tasses de café noir par jour provient d’une équipe internationale dirigée par des scientifiques de la Friedman School of Nutrition Science and Policy de l’Université Tufts, en collaboration avec des chercheurs du Brigham and Women’s Hospital. Le professeur Fang Fang Zhang, de la Neely Family School du Massachusetts, a mené cette étude en analysant des données de plus de 46 000 Américains de 20 ans et plus, issues du National Health and Nutrition Examination Survey. Le suivi s’est étendu sur une période de 9 à 11 ans, entre 1999 et 2018, durant laquelle environ 7 000 personnes sont décédées. Le professeur Zhang et son équipe ont comparé le niveau de consommation de café des participants, rapporté via des questionnaires, aux taux de mortalité, permettant d’observer des associations en fonction du mode de consommation. Pour affiner leur analyse, les chercheurs ont pris en compte divers facteurs confondants tels que la sédentarité, les maladies existantes, la consommation d’alcool, l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle (IMC) et d’autres éléments pouvant affecter la mortalité prématurée.

Les résultats mettent en évidence qu’une consommation de 2-3 tasses de café noir ou légèrement sucré/gras semble maximiser la protection contre la mortalité, avec un bénéfice de 17 pour cent comparé à ceux qui ne consomment pas de café. Au-delà de ce volume, les effets bénéfiques ne s’accroissent pas. Les scientifiques définissent un « faible contenu » de sucre ajouté, incluant miel et sirops, comme étant inférieur à 5 pour cent de la valeur quotidienne (soit 2,5 grammes par tasse ou demi-cuillère de sucre). Pour les graisses saturées, un seuil de 1 gramme par tasse (équivalente à 5 cuillères de lait à 2 pour cent ou 1 cuillère de crème légère) a été établi. Des quantités supérieures annulent les effets protecteurs du café.

“Les bienfaits du café pour la santé pourraient provenir de ses composés bioactifs, mais nos résultats indiquent que l’ajout de sucre et de graisses saturées diminue les avantages en matière de mortalité”, a précisé le professeur Zhang. “Nos résultats sont cohérents avec les recommandations diététiques américaines qui conseillent de limiter ces ajouts”, a ajouté Bingjie Zhou, co-auteur de l’étude.

D’autres recherches, comme celle du Medical College of Soochow University, ont trouvé que 2-3 tasses de café par jour pourraient réduire de 40 pour cent le risque de maladies cardiovasculaires, tandis qu’une étude de la Tulane University a établi qu’une consommation matinale diminue le risque de mortalité de 31 pour cent. Un travail de l’Université de Coimbra évoque une augmentation de la longévité d’environ deux ans grâce au café, et des recherches menées à l’Université de Trento révèlent que les amateurs de café présentent une particularité intestinale. Les détails de cette étude, intitulée “Coffee Consumption and Mortality among United States Adults: A Prospective Cohort Study”, ont été publiés dans la revue scientifique The Journal of Nutrition.