Nous avons rencontré une petite tortue de mer devant Gênes, couverte par un plastique, maintenant enlevé

La petite tortue (Caretta caretta) près du morceau de plastique. Crédit : Andrea Centini

Une rencontre fascinante avec une jeune tortue marine dans la mer Ligure a révélé les dangers auxquels ces créatures sont confrontées, notamment la pollution plastique. L’équipage de la Rodi Jet a agi rapidement pour sauver l’animal de cette menace, soulignant l’importance de protéger notre environnement marin.

Le samedi 21 juin, nous avons croisé une petite tortue marine (Caretta caretta) dans la mer Ligure, nageant sous un morceau de plastique, rapidement retiré par l’équipage du Rodi Jet, un bateau de whale watching dans le Sanctuaire des Cétacés “Pelagos”. Les photos de cette belle rencontre ont touché tous les passagers.

La petite tortue (Caretta caretta) près du morceau de plastique. Crédit : Andrea Centini

La petite tortue (Caretta caretta) près du morceau de plastique. Crédit : Andrea Centini

Lors d’une excursion de whale watching dans le Santuaire des CétacésPelagos” devant la côte de Gênes, nous avons rencontré une jeune tortue marine, la plus commune de nos mers. Ce petit reptile, mesurant à peine vingt centimètres de carapace, nageait près d’un gros morceau de plastique blanc, possiblement un sac ou un tissu d’emballage perdu dans la mer. Ce débris, qu’elle semblait considérer comme un abri, représentait un danger sérieux, comme l’a expliqué à bord la biologiste marine Gabriella Motta. L’animal aurait pu ingérer des fragments de plastique ou se retrouver emprisonné si le matériau s’était effiloché.

Caretta caretta. Crédit : Andrea Centini

Caretta caretta. Crédit : Andrea Centini

Nous savons que la plastic pollution est une des plus grandes menaces pour les tortues marines, qui souvent prennent ces fragments pour de la nourriture. Cela peut causer des obstructions intestinales, de la malnutrition, de l’étouffement et d’autres conséquences mortelles. Les déchets les plus dangereux incluent les sacs plastiques qui, flottant gracieusement dans l’eau, peuvent facilement être confondus avec les méduse, une proie appréciée. Cette jeune tortue aurait pu ingérer des morceaux du tissu utilisé comme refuge. Ce n’est pas la première fois que nous observons une Caretta caretta près de plastique ; c’est cette triste réalité qui a poussé l’auteur à faire attention au matériau, permettant ainsi de repérer la silhouette reconnaissable, bien que miniature, de ce splendid reptile marin.

Caretta caretta. Crédit : Andrea Centini

Caretta caretta. Crédit : Andrea Centini

Une fois la tortue repérée, nous avons alerté l’équipage du Rodi Jet, l’un des bateaux de whale watching dans le Mer Ligure. Le commandant s’est approché avec une manœuvre parfaite, permettant à tous de voir l’animal et de lui porter secours. Un membre d’équipage, utilisant une longue perche, a retiré le morceau de plastique de l’eau, éliminant ainsi un danger pour la tortue et d’autres animaux marins. Certes, la petite Caretta caretta n’a pas dû apprécier le retrait de son “refuge” improvisé, mais c’était sans aucun doute la meilleure décision à prendre.

La petite Caretta caretta sans son

La petite Caretta caretta sans son « refuge ». Crédit : Andrea Centini

Cet échange enrichissant nous a permis de prendre de nombreuses photos, dont certaines sont présentées dans cet article. Après avoir été débarrassée du tissu, la tortue a continué à nager tranquillement à la surface pendant quelques minutes, offrant un spectacle extraordinaire avant de plonger rapidement dans le grand bleu. Bien qu’elles puissent sembler maladroites, les tortues marines sont d’excellentes nageuses, capables de mouvements rapides. Les plus jeunes sont habituellement très méfiantes et s’éloignent vite au moindre signe de danger. Cependant, celle-ci a permis à un bateau d’environ trente mètres de s’approcher, semblant en bonne santé, comme l’ont confirmé les biologistes à bord.

Caretta caretta. Crédit : Andrea Centini

Caretta caretta. Crédit : Andrea Centini

Il est à noter que Caretta caretta est classée comme espèce “vulnérable” (code VU) par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN), en raison des menaces principalement causées par les activités humaines. De nombreux individus meurent piégés dans des filets de pêche ou en ingérant de grandes quantités de plastique.

Caretta caretta. Crédit : Andrea Centini

Caretta caretta. Crédit : Andrea Centini

Une autre grave menace est celle du changement climatique. Le sexe des jeunes tortues dépend de la température du nid : des températures élevées favorisent la naissance de femelles, tandis que des températures plus basses donnent des mâles. En raison du réchauffement climatique, on risque de voir la naissance presque exclusive de femelles, menaçant la survie de l’espèce. Une tortue marine actuellement en péril à cause de ce phénomène est Chelonia mydas, la tortue verte. Une récente étude près de la Grande Barrière de Corail en Australie a révélé que 99,1 % des nouveau-nés étaient de sexe féminin à cause de températures élevées. Les Caretta caretta exploitent actuellement les températures plus chaudes pour nicher plus au nord, mais pourraient subir de graves conséquences reproductives à l’avenir, comme cela est déjà le cas pour la tortue verte.

Caretta caretta. Crédit : Andrea Centini

Caretta caretta. Crédit : Andrea Centini

L’observation de la petite tortue n’était que le premier acte d’une série de rencontres inoubliables en mer devant Gênes. Nous avons eu la chance d’observer également deux zifs (Ziphius cavirostris), de grands cétacés champions de plongée, déjà évoqués dans cet article, ainsi que de nombreuses stenelles (Stenella coeruleoalba), les dauphins les plus communs de la Mer Méditerranée. Plusieurs individus ont joué dans les vagues créées par le Rodi Jet, offrant émotions et clichés inoubliables à tous les présents.