Une étude récente a éclairci l’origine de petites perles de verre orange découvertes sur la Lune, dévoilant des détails fascinants sur des éruptions volcaniques anciennes. Ces échantillons, analysés avec des technologies modernes, révèlent des informations importantes sur l’histoire de notre satellite naturel et ses caractéristiques uniques.
De minuscules perles de verre orange trouvées sur la Lune par les astronautes de la mission Apollo 17 de la NASA sont le résultat d’événements anciens qui ont marqué l’histoire lunaire. Des décennies après leur récupération, un groupe de chercheurs, dirigé par des scientifiques de l’Université Brown à Providence, a révélé l’origine de ces fragments mystérieux grâce à des techniques d’analyse récemment développées.

Image au microscope des perles de verre orange trouvées sur la surface de la Lune / Crédit : Robinson/Taylor, Nature Geoscience, 2014
Selon les chercheurs, ces perles sont des capsules intactes du noyau lunaire, fournissant des détails précieux sur l’histoire de la Lune. Dans une étude récemment publiée dans la revue scientifique Icarus, les chercheurs ont examiné leur composition et clarifié les conditions de leur formation, les reliant à diverses éruptions volcaniques survenues il y a des milliards d’années.
Pourquoi y a-t-il des perles de verre orange sur la Lune
Les perles de verre orange présentes sur la surface lunaire proviennent de phénomènes volcaniques survenus entre 3,3 et 3,6 milliards d’années. Lors de ces anciennes expulsions de matière, chaque goutte de lave se serait solidifiée instantanément dans le vide froid qui entoure la Lune. Cela indique que la Lune a connu des éruptions explosives, semblables à des fontaines de feu observées aujourd’hui à Hawaii.
En raison de leur origine et des caractéristiques de l’environnement lunaire, ces perles sont différentes de tout ce que l’on trouve sur Terre.
Les chercheurs ont ajouté : Les perles, certaines d’un orange vif et d’autres d’un noir brillant, se sont formées lorsque les volcans lunaires ont projeté de la matière depuis l’intérieur vers la surface. Les analyses ont également indiqué que ces perles orange et noires ont résulté de différentes éruptions volcaniques, variées au fil du temps.
Un élément clé de cette découverte a été l’utilisation du NanoSIMS 50, un instrument situé dans les laboratoires de l’Université de Washington à St. Louis. Cet outil utilise un faisceau d’ions à haute énergie pour fragmenter de petits échantillons de matériaux à analyser. Pour cette étude, plusieurs techniques analytiques ont été combinées, y compris la tomographie à sonde atomique, la microscopie électronique à balayage et à transmission, ainsi que la spectroscopie à rayons X par dispersion d’énergie.
Le professeur Ryan Ogliore, auteur principal de l’étude à l’Université de Washington, a noté : Ces échantillons étaient sur Terre depuis plus de 50 ans, mais ce n’est qu’aujourd’hui que nous avons la technologie pour les étudier en profondeur. De nombreux outils utilisés étaient inimaginables au moment de la collecte des perles.
