Voie Lactée et Andromède : l’affrontement entre ces deux galaxies pourrait ne jamais se produire

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Un récent rapport remet en question la probabilité d’une collision entre la Voie lactée et Andromède, suggérant qu’elle n’est pas inévitable. Les chercheurs, en utilisant des données de télescopes, estiment la chance d’un impact direct à 50 % sur les 10 prochains milliards d’années, avec une faible probabilité de collision à court terme.

La collision entre la Voie lactée et la galaxie d’Andromède pourrait ne pas se produire, selon une nouvelle étude publiée dans Nature Astronomy. La probabilité d’un affrontement direct est estimée à 50 % dans les 10 milliards d’années à venir.

Cette découverte soulève des doutes sur l’idée selon laquelle ces deux grandes galaxies du Groupe Local se heurteraient inévitablement. Une analyse antérieure, publiée en 2012, évaluait la collision comme probable dans un délai de 5 milliards d’années, sur la base des observations du télescope spatial Hubble.

Les auteurs de cette étude récente, à l’aide de données des télescopes Gaia et Hubble, ont réévalué les estimations. Ils ont constaté que les galaxies M33 et la Grande Nube de Magellano influencent considérablement l’orbite de la Voie lactée et d’Andromède. La probabilité d’une collision dans les 4-5 milliards d’années est réduite à environ 2 %.

La NASA a rappelé que le réchauffement du Soleil rendra la Terre inhospitalière dans un milliard d’années, et que le Soleil lui-même pourrait s’éteindre dans cinq milliards d’années, ce qui fait de la collision avec Andromède une préoccupation secondaire.

La collision entre la Voie lactée et Andromède est incertaine

Il semble que la Voie lactée et Andromède ne soient pas destinées à entrer en collision dans un avenir proche. Récemment, des chercheurs de l’Université de Helsinki, de l’Université de Durham, de l’Université de Toulouse et de l’Université d’Australie Occidentale ont mené plus de 100 000 simulations Monte Carlo pour évaluer les orbites des deux galaxies sur 10 milliards d’années.

Selon Till Sawala, astronome à l’Université de Helsinki et principal auteur de l’étude, la multitude de variables entraîne une incertitude quant au résultat, indiquant une probabilité de collision dans les dix prochaines milliards d’années de seulement 50 %.

La recherche a également pris en compte les effets des orbites de M33 et de la Grande Nube de Magellano sur la Voie lactée. Bien que ces galaxies satellites influencent l’orbite de la Voie lactée, leur impact minimise les chances d’une collision directe avec Andromède.

Les résultats des simulations

Dans environ la moitié des simulations, les galaxies se croisent à une distance d’environ un demi-million d’années-lumière. Elles s’éloignent puis se rapprochent à nouveau pour éventuellement fusionner dans un avenir lointain. Dans de nombreux autres cas, elles ne s’approchent jamais suffisamment pour se fusionner et continuent leur danse orbitale sur une durée prolongée.

Toutefois, une petite probabilité d’environ 2 % de collision frontale subsiste dans un horizon de 4-5 milliards d’années. Les chercheurs concluent que le destin de notre galaxie demeure totalement incertain.