Votre café n’a même pas besoin de caféine pour vous réveiller

Boire du thé ou du café tous les jours pourrait réduire le risque de cancer de la bouche et de la gorge

Un recent ouvrage de recherche dévoile que l’impact du café sur notre bien-être pourrait ne pas être uniquement attribué à la caféine. L’étude met en lumière l’effet des attentes des buveurs réguliers et leur réponse cognitive, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles perspectives sur les bienfaits du café.

Pour beaucoup, le jour commence vraiment après une tasse de café. Cependant, une étude récente révèle que, pour les consommateurs réguliers, l’effet énergisant pourrait ne pas être uniquement lié à la caféine. La recherche a comparé les effets du café, qu’il contienne de la caféine ou non, sur le cerveau et le corps.

Cafeína

L’énigme de la caféine

Chaque jour, plus de deux milliards de tasses de café sont bues à travers le monde, et les effets de la caféine sont bien connus. Toutefois, pour ceux qui cherchent à diminuer leur consommation en raison d’anxiété ou de troubles du sommeil, le café décaféiné pourrait offrir des avantages insoupçonnés.

Les attentes jouent un rôle significatif, les participants qui s’attendent à la caféine affichant des améliorations cognitives et de performance similaires, qu’ils consomment de la caféine ou un placebo.

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La méthodologie utilisée

Pour explorer ce phénomène, 20 étudiants en bonne santé, consommateurs réguliers de une à trois tasses de café par jour, ont été recrutés. Avant l’étude, ils ont assuré un minimum de sept heures de sommeil, évité le café pendant 8 à 11 heures, ainsi que les aliments durant les deux heures précédentes.

À leur arrivée au laboratoire, des mesures de base d’électroencéphalogramme (EEG) et de la fonction cardiovasculaire au repos ont été effectuées. Un test d’arithmétique mentale a suivi, évaluant ainsi les capacités cognitives, ainsi qu’une tâche auditive « oddball » pour mesurer le temps de réaction.

Les participants ont été ensuite divisés en deux groupes : l’un a reçu du café décaféiné (placebo), l’autre, le même café décaféiné auquel on a ajouté 6 mg de caféine par kilogramme de poids corporel. Après ingestion et un repos de 30 minutes, toutes les mesures et tests ont été répétés.

Café

Le décaféiné surprend!

Bien que les réponses physiologiques et le fonctionnement cognitif des participants aient changé après la consommation de café, les différences entre les groupes (décaféiné et caféiné) étaient minimes. Aucun groupe n’a montré d’amélioration significative dans les tests d’arithmétique mentale après consommation.

Cependant, une tasse de café, qu’elle contienne de la caféine ou non, a réduit de manière significative le temps de réaction dans le test auditif. Bien que l’amélioration ne soit statistiquement significative que pour le groupe caféiné, les résultats témoignent d’un puissant effet placebo.

À notre connaissance, cela n’a pas été rapporté auparavant. Cela pourrait résulter d’un effet d’attente dû à l’accoutumance au café. En effet, il a été démontré que les consommateurs habituels montrent une diminution des temps de réaction lorsqu’ils sont exposés à l’arôme du café.

Les auteurs notent.

Les données de l’EEG ont révélé une augmentation des ondes cérébrales spécifiques liées au traitement cognitif durant la tâche « oddball » après consommation de café, bien que statistiquement significative uniquement dans le groupe caféiné.

Les deux groupes ont enregistré des augmentations significatives de la pression artérielle et une diminution de la fréquence cardiaque, des réponses typiques chez les consommateurs habituels. Les chercheurs n’avaient pas anticipé de telles similarités dans les effets cardiovasculaires entre la substance active et le placebo.

Tout cela indique que la caféine n’est pas l’unique facteur déterminant pour aborder la routine matinale; nos attentes à l’égard de ce rituel matinal contribuent également de manière significative.

Des stimuli imitant de près le café peuvent produire des réponses cognitives et physiologiques remarquablement similaires à celles du véritable café. Ces résultats suggèrent que les buveurs réguliers de café réagissent à des boissons similaires, indépendamment de la présence de caféine.

Concluent les auteurs.