Une recherche récente met en lumière la cardiomyopathie de Takotsubo, souvent causée par des événements stressants, qui affecte surtout les femmes. Cependant, les hommes présentent un risque de mortalité plus élevé, rendant cette condition potentiellement mortelle, une découverte qui pourrait influencer de futures approches cliniques.
La cardiomyopathie de Takotsubo, ou syndrome du cœur brisé, survient souvent après des situations stressantes, comme un divorce ou un deuil. Elle peut causer des douleurs thoraciques et des essoufflements. Un nouveau rapport a révélé que cette affection, bien que plus fréquente chez les femmes, est beaucoup plus fatale pour les hommes.

La perte d’un être cher, que ce soit à cause d’une séparation, d’un divorce ou du décès, provoque souvent du stress et peut se manifester par des symptômes physiques. La cardiomyopathie de Takotsubo, qui affecte davantage les femmes (83 % des cas), se développe généralement après un événement stressant. Toutefois, les hommes ont un risque de mortalité deux fois plus élevé, atteignant 11,2 % contre 5,5 % pour les femmes.
Cette étude, qui a examiné les dossiers médicaux d’environ 200 000 adultes aux États-Unis, montre que les personnes âgées de 60 ans et plus présentent un risque accru. Cependant, celles âgées de 46 à 60 ans sont 2,6 à 3,5 fois plus susceptibles de développer cette affection par rapport aux individus de 31 à 45 ans. Les résultats détaillés sont parus dans le Journal of the American Heart Association.
La cardiomyopathie de Takotsubo est plus mortelle chez les hommes
Quoique plus commune chez les femmes, la cardiomyopathie de Takotsubo entraîne un taux de mortalité plus élevé chez les hommes. Les symptômes typiques, tels que douleurs thoraciques et essoufflement, apparaissent après des événements stressants, qu’ils soient émotionnels ou physiques.
Lorsque le corps subit du stress, il libère des hormones comme le cortisol et l’adrénaline, provoquant une déformation temporaire du ventricule gauche du cœur, ressemblant à un « takotsubo », une sorte de piège japonais pour pieuvres, d’où provient le nom de l’affection.
Le taux de mortalité associé à cette cardiopathie est de 6,5 %, mais il est beaucoup plus important chez les hommes, qui voient leur risque de mourir de cette maladie considérablement augmenté. Les chercheurs attribuent cette variation à divers facteurs, y compris le stress, les déséquilibres hormonaux et des comportements de santé non surveillés, comme l’hypertension et l’hyperlipidémie.
“Les découvertes concernant l’âge ont d’importantes implications cliniques”, expliquent les auteurs de l’étude, dirigés par le Dr Reza Movahed, cardiologue et professeur à l’Université de l’Arizona. Les résultats pourraient aider à différencier les crises cardiaques de la cardiomyopathie de Takotsubo, contredisant l’idée reçue que cette dernière ne touche que les personnes âgées.
