Le diabète de type 5, reconnu par la Fédération Internationale du Diabète, est une maladie liée à la malnutrition qui entraîne une grave carence en insuline. Ses symptômes ressemblent à ceux des autres diabètes, mais il nécessite une attention particulière pour un diagnostic approprié.
Le diabète de type 5 est une forme de diabète associée à la malnutrition, officiellement reconnue par la Fédération Internationale du Diabète. Contrairement aux autres types, il résulte d’un développement anormal du pancréas lié à une malnutrition chronique. Les symptômes incluent une augmentation de l’urination, une soif excessive, de la fatigue et une faiblesse générale.
Ce diabète se caractérise par une carence sévère en insuline et un contrôle métabolique insuffisant. En effet, cette forme se distingue des types 1 et 2, du diabète gestationnel et d’autres diabètes rares. Le diabète de type 5 est surtout trouvé chez les jeunes adultes maigres et malnutris, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire en Asie et en Afrique. On estime que plus de 20 à 25 millions de personnes dans le monde souffrent de cette maladie, souvent confondue avec le diabète de type 1 ou 2.
Qu’est-ce que le diabète de type 5 ?
Le diabète de type 5, également connu comme diabète à grave carence en insuline, est une maladie récemment reconnue par l’International Diabetes Federation. Il est distinct des autres types de diabète.
La maladie est causée par un développement altéré du pancréas, entraînant une production d’insuline réduite. Ce problème touche les adolescents et les jeunes adultes malnutris, principalement dans des contextes socio-économiques difficiles. L’IDF estime qu’environ 20 à 25 millions de personnes dans le monde sont touchées par ce diabète.
Selon l’IDF, bien que cette forme de diabète ait été observée pendant plus de 70 ans, elle a été largement négligée dans les discussions de santé mondiale. Initialement documentée au milieu du XXe siècle, elle a souvent été utilisée pour désigner à tort le diabète de type 1 ou 2. Précédemment, il était généralement admis que cette maladie résultait d’une résistance à l’insuline, mais des recherches récentes, menées par la Dr Meredith Hawkins, ont démontré son profil métabolique distinct.
Les symptômes du diabète de type 5
Les symptômes de ce diabète ressemblent beaucoup à ceux d’autres formes associées à une grave carence en insuline. En raison de faibles niveaux d’insuline, le glucose s’accumule dans le sang, entraînant une fatigue accrue et une soif démesurée.
Les symptômes peuvent inclure :
- un faible indice de masse corporelle
- une soif intense
- une fréquence urinaire élevée
- de la fatigue
- des nausées
- une vision floue
- un engourdissement des mains ou des pieds
- une faible endurance à l’effort physique
- une guérison lente des blessures
Pourquoi le diabète de type 5 est-il différent ?
À la différence d’autres types de diabète, le diabète de type 5 est causé par une malnutrition prolongée, notamment durant la croissance. Cela conduit à une altération du développement pancréatique et à une diminution des cellules insuliniques. En revanche, le diabète de type 1 provient d’une maladie auto-immune détruisant les cellules du pancréas, alors que le diabète de type 2 est lié à un dysfonctionnement métabolique qui empêche l’utilisation de l’insuline.
Il existe aussi le diabète gestationnel, qui apparaît souvent durant la grossesse, entraîné par des modifications hormonales diminuant la sensibilité à l’insuline. D’autres formes rares peuvent résulter de mutations génétiques ou de traitements médicaux, comme le diabète de type 3c qui survient après une chirurgie du pancréas.
Diagnostic et traitement du diabète de type 5
Un groupe de travail de l’International Diabetes Federation développe actuellement des critères de diagnostic et des lignes directrices thérapeutiques pour le diabète de type 5. Ils établissent également un registre mondial de la recherche et des programmes de formation pour les professionnels de santé. Selon l’IDF, les individus atteints de cette pathologie souffrent d’une carence en insuline, mais ne présentent pas de résistance à ce même hormone. Beaucoup de ces patients pourraient gérer leur diabète avec des traitements oraux au lieu d’injections d’insuline. Cette approche, économiquement viable, pourrait s’avérer cruciale dans les régions avec des systèmes de santé sous pression.
