Une nouvelle avancée pour la santé des femmes avec l’approbation d’un test HPV à domicile par la FDA. Ce test innovant permet de détecter 14 types de virus à haut risque, offrant ainsi un moyen efficace pour identifier précocement les risques associés au cancer du col de l’utérus.
La FDA (Food and Drug Administration) a récemment validé le premier test HPV à faire soi-même, capable de détecter les 14 souches à haut risque du papillomavirus, principal facteur de risque du cancer du col de l’utérus.

Avant l’introduction du Pap test dans les années 1950, le cancer du col de l’utérus figurait parmi les cancers les plus répandus chez les femmes. L’historique des programmes de dépistage a considérablement réduit le nombre de nouveaux cas dans les pays développés. Par exemple, en Italie, la Fondation Airc indique qu’avec environ 2 500 nouvelles diagnoses par an, ce cancer représente aujourd’hui 1,3 % de tous les cancers féminins.
Effectuer régulièrement le Pap test, un test simple et non invasif, est crucial pour détecter les premiers signes de modifications mobiles dans le col de l’utérus et la présence éventuelle de lésions précancéreuses. Si ces lésions ne sont pas traitées, elles peuvent – mais pas toujours – évoluer vers un cancer.
Ces dernières années, les mesures préventives se sont améliorées grâce à l’introduction du vaccin contre l’HPV (ici nous expliquons pourquoi la vaccination est importante) et de l’HPV test, qui permet de détecter directement la présence de virus HPV à haut risque oncologique. En effet, les infections causées par ce virus constituent le principal facteur de risque pour le cancer du col de l’utérus, même avant l’apparition de lésions. Ce test est donc essentiel pour prévenir le risque de cancer du col de l’utérus, et dès à présent – pour l’instant seulement aux États-Unis – il pourrait devenir plus accessible.
Fonctionnement du nouveau test HPV
La FDA (Food and Drug Administration) a récemment approuvé le premier test HPV à domicile, capable de détecter les 14 souches à haut risque du papillomavirus. Ce test, développé par la startup Teal Health, comprend un dispositif d’auto-collecte d’échantillons vaginaux. Il est destiné aux femmes incitées à effectuer régulièrement ce type de dépistage (femmes entre 25 et 65 ans) : après collecte, les échantillons peuvent être envoyés via un service de télémédecine à un laboratoire qui les analysera et enverra les résultats aux femmes. Ces échantillons sont testés « avec le même test HPV utilisé par un professionnel », précise l’entreprise.
La FDA a validé ce test, qui sera disponible dès juin prochain en Californie et progressivement dans le reste des États-Unis, après avoir mené une étude (SELF-CERV) sur plus de 600 femmes utilisant le nouveau dispositif. Les résultats ont montré que les échantillons auto-collectés fournissent des résultats avec le même taux de fiabilité que les tests effectués en milieu médical (96 % de détection du virus). Le prix du produit n’est pas encore officiel, mais la société a annoncé qu’elle discute avec les principaux assureurs et s’attend à offrir « des options de paiement flexibles ».
Ce test recherche donc l’HPV, sans se substituer aux lésions mobiles, et ne remplace pas le Pap test.
Fréquence recommandée pour le Pap test
Ce produit est destiné aux États-Unis, car la FDA n’a pas compétence en Europe. Approbation requise par l’EMA (Agence européenne des médicaments) et les agences nationales respectives pour les nouveaux produits pharmaceutiques.
En Italie, les programmes de dépistage national recommandent aux femmes âgées de 25 à 30 ans de réaliser un Pap test au moins tous les trois ans. En cas d’infections par le papillomavirus ou d’autres facteurs de risque, un test annuel est conseillé. Après 30 ans, il est recommandé de passer un test HPV au moins tous les cinq ans.
