Un professeur chinois invente un système de navigation révolutionnaire pour les personnes malvoyantes

Un professeur chinois invente un système de navigation révolutionnaire pour les personnes malvoyantes

Un nouveau système de navigation utilisant l’intelligence artificielle a été développé en Chine pour aider les personnes malvoyantes. Ce dispositif promet une autonomie accrue et une amélioration de la qualité de vie grâce à une technologie sophistiquée et intuitive.

La mobilité autonome représente un défi important pour les personnes malvoyantes. Un nouveau système de navigation basé sur l’intelligence artificielle (IA), développé en Chine, fait la promesse d’une autonomie accrue et d’une meilleure qualité de vie.

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Fonctionnement du système de navigation par IA

Gu Leilei, professeur associé et directeur de thèse à l’Institut de recherche Qingyuan de l’Université Jiao Tong de Shanghai, est l’esprit derrière cette technologie prometteuse.

Selon des rapports récents, le professeur a développé un appareil portable utilisant l’IA pour fournir une assistance à la navigation aux personnes malvoyantes. Comme l’a indiqué The Paper, Gu estime qu’en combinant matériels et logiciels intelligents, les utilisateurs pourraient retrouver une plus grande normalité dans leur vie quotidienne.

Le système fonctionne en recueillant des informations visuelles sur l’environnement, capturant des images qui sont ensuite traitées par des algorithmes d’IA. Ces algorithmes identifient des éléments cruciaux tels que les destinations, les obstacles et d’autres points d’intérêt.

Les informations pertinentes sont alors transmises à l’utilisateur de manière multimodale : via des signaux sonores émis par des écouteurs à conduction osseuse et par des sensations tactiles au poignet. Les indications se mettent à jour dynamiquement au fur et à mesure que l’utilisateur se déplace, l’orientant progressivement vers sa destination finale.

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Composants de l’appareil portable

Avec un poids d’environ 200 grammes, le prototype actuel est relativement léger. Il est constitué de :

  • Une paire de lunettes équipées de caméras RGB (rouge, vert, bleu) et de profondeur ;
  • Deux unités de peau électronique artificielle qui fournissent un retour tactile ;
  • Un micro-ordinateur à carte unique qui traite les données.

Un des points intéressants est le temps de réponse extrêmement bas du système d’IA – entre 200 et 300 millisecondes, depuis la capture de l’image jusqu’à l’émission de l’instruction. Ce délai est comparable au temps de réaction humain, facilitant ainsi une interaction plus fluide et naturelle entre l’utilisateur et le dispositif.

Pour atténuer les risques associés aux conditions de faible luminosité, où les caméras visuelles peuvent rencontrer des difficultés, le système intègre également un détecteur infrarouge. Ce composant détecte activement l’environnement, fournissant des informations telles que la distance et la hauteur des objets, fonctionnant de manière « similaire au LiDAR », selon le chercheur.

De plus, le projet inclut une paire de semelles intelligentes alimentées par friction et une plateforme d’entraînement en réalité virtuelle. Cette dernière permet aux utilisateurs de se familiariser avec le système et de pratiquer son utilisation dans des scénarios simulés, dans un environnement sûr.

Des changements dans les yeux peuvent etre un signe precoce

État actuel du projet et perspectives futures

Bien que le potentiel soit évident, Gu Leilei souligne que le système est encore en phase de recherche fondamentale. Les données publiées proviennent de tests menés avec un groupe de seulement 20 participants.

Le chercheur insiste sur la nécessité de recueillir plus de retours d’expérience et d’effectuer des optimisations significatives avant que le dispositif puisse envisager une production à grande échelle et une commercialisation.

La pertinence scientifique de cette recherche a été reconnue par la publication d’un article détaillé sur le dispositif dans la prestigieuse revue internationale Nature Machine Intelligence le 14 avril dernier.