Un nouveau regard sur les traitements courants du mal de dos révèle que leur efficacité peut être bien inférieure aux attentes, incitant à reconsidérer les choix habituels en matière de soulagement. Ce constat se base sur une analyse exhaustive de plusieurs études cliniques, éclairant ainsi les réelles options disponibles.
Les remèdes les plus courants pour les douleurs dorsales, tels que les médicaments, l’exercice physique, les manipulations et l’acupuncture, ne procurent pas tous le même soulagement. En effet, certains traitements s’avèrent efficaces, souvent moins que prévu.

Le mal de dos figure parmi les problèmes de santé les plus répandus et difficiles à traiter, en raison des diverses causes souvent mal identifiées. Un nouvel examen a cherché à clarifier l’efficacité des remèdes les plus courants, comme les médicaments, l’exercice, les manipulations et l’acupuncture, en incluant 56 traitements ou combinaisons de traitements liés aux douleurs dorsales.
Cette analyse a porté sur un ensemble de 301 études cliniques, démontrant que peu de remèdes s’avèrent vraiment efficaces pour soulager le mal de dos, souvent en deçà des attentes. En particulier, parmi les différents traitements, seuls les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène et l’aspirine, ont montré une réelle capacité à soulager les douleurs lombaires aigües. L’exercice physique, les manipulations et le taping sont quant à eux pertinents principalement pour les douleurs lombaires chroniques, mais avec un effet modéré. Les détails de cette analyse ont été publiés dans une étude récente dans le British Medical Journal.
Les remèdes les plus efficaces pour le mal de dos
Parmi les nombreux remèdes pour le mal de dos, peu ont réellement prouvé leur capacité à apporter un soulagement.
Pour le mal de dos aigu, c’est-à-dire le début soudain de douleurs lombaires, les chercheurs ont trouvé des preuves d’efficacité uniquement dans l’utilisation des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l’ibuprofène et l’aspirine. Aucun traitement non médicamenteux – y compris des exercices spécifiques, des injections de stéroïdes, ou le paracétamol – ne s’est révélé efficace. Les anesthésiques (par exemple, la lidocaïne) et les antibiotiques n’ont pas non plus montré d’effets satisfaisants.
En revanche, pour les douleurs lombaires chroniques, les chercheurs ont observé des bénéfices grâce à l’exercice physique, aux manipulations spinales et au taping. Concernant les traitements médicamenteux, les études soulignent l’efficacité des antidépresseurs et de certains médicaments agissant sur les récepteurs de la douleur (agonistes TRPV1) pour les douleurs lombaires chroniques.
Cependant, l’efficacité mesurée en termes de réduction de l’intensité de la douleur s’est révélée « convenablement meilleure » que celle observée avec un placebo, précisent les chercheurs. « Notre revue n’a trouvé aucune preuve fiable d’effets significatifs pour les traitements examinés », alertent les experts. « Il existe un besoin évident d’études larges, de qualité élevée et contrôlées par placebo pour diminuer l’incertitude et fournir des recommandations plus concrètes sur la prise en charge des douleurs lombaires ».
