Une découverte fascinante a eu lieu en Danemark, où des archéologues ont mis à jour un ancien cercle en bois datant de 4000 ans, en relation avec Stonehenge. Ce site, riche en mystères, pourrait révéler des pratiques rituelles importantes de l’époque néolithique, incitant à une exploration plus approfondie.
Lors des fouilles pour la construction d’un complexe résidentiel à Aars, au Danemark, les archéologues ont découvert un cerceau en bois vieux de 4 000 ans, présentant des similitudes avec Stonehenge. Selon les experts, cette structure aurait des liens étroits avec le célèbre monument néolithique situé sur la plaine de Salisbury (Angleterre) et d’autres « cercles » similaires, qui sont souvent considérés comme associés au culte du soleil et aux pratiques agricoles. Un récent étude de l’Institute Archaeology de l’University College de Londres, cependant, suggère que Stonehenge ne serait pas « un calendrier, un temple ou un observatoire astronomique, » comme cela a été généralement supposé, mais plutôt un monument politique symbolisant l’unité entre les peuples, « exprimant la pérennité de certains aspects de ce monde », comme l’a souligné le professeur Parker Pearson au Guardian. Quel que soit le véritable rôle de Stonehenge et d’autres structures similaires (il existe également Woodhenge), ces cercles en pierre ou en bois constituent les constructions anciennes les plus captivantes et pleines de mystère réalisées par l’homme. La découverte faite au Danemark est donc considérée comme « extraordinaire ».
Ce monument néolithique a été mis au jour lors des fouilles pour un complexe résidentiel dans le village d’Aars, dans la commune de Vesthimmerland, située dans le comté du Jutland du Nord (Danemark Nord-Occidental). Comme souvent lors de nouvelles fouilles, des équipes d’archéologues sont impliquées pour vérifier s’il peut y avoir quelque chose de précieux sous le sol ; dans ce cas, quelque chose d’exceptionnel a été révélé. Comme l’a expliqué à l’agence de presse française Agence France Press (AFP) la docteure Sidsel Wåhlin, conservatrice du musée de Vesthimmerland, la première chose qui est apparue des travaux a été un site de l’ (1700-1500 av. J.-C.), où ont été trouvés la tombes d’une personne importante et une épée en bronze. Lors des fouilles subséquentes, dirigées par le responsable Andreas Bo Nielsen, les chercheurs ont fait une découverte encore plus précieuse.
Au départ, ils pensaient avoir devant eux une ligne de trous pour des pieux en bois, mais ils ont vite réalisé que la structure avait une forme circulaire. Au total, ils ont trouvé 45 morceaux de bois disposés en un cercle – légèrement aplati – de 30 mètres de diamètre ; chaque poteau est séparé du suivant par quelques mètres. On ignore encore le type de bois utilisé pour créer la structure, mais les archéologues pensent qu’il pourrait s’agir de chêne. « C’est une découverte unique dans une vie », a déclaré avec enthousiasme la docteure Wåhlin à l’AFP, ajoutant que les caractéristiques du site suggèrent « un lien fort avec le monde henge britannique ».
La scientifique explique que ces œuvres sont liées « au culte du soleil et aux pratiques rituelles agricoles de l’époque », donc lorsque l’on décide de construire un monument de ce type, « il faut comprendre ce que cela indique et comment le planifier ». Au Danemark, des structures similaires existent sur l’île de Bornholm, mais celle d’Aars se classe parmi les plus grandes. Dans les semaines à venir, les chercheurs continueront à fouiller, non seulement pour chercher des artéfacts liés à d’éventuels rituels qui se déroulaient à cet endroit, mais aussi pour explorer la présence possible d’un second cercle intérieur ; souvent, en effet, ces monuments présentent des séries concentriques de pierres ou des structures en bois.
