Un jeune garçon a tragiquement perdu la vie en Égypte, non pas à cause d’un cancer, mais d’une rupture d’anévrisme cérébral, selon les résultats d’une autopsie. Ce drame soulève des interrogations sur la santé cérébrale et les symptômes des anévrismes, souvent silencieux mais potentiellement mortels.
Le garçon frioulan de 9 ans, Mattia Cossettini, est décédé en Égypte le 6 janvier, victime d’une hémorragie causée par la rupture d’un anévrisme cérébral, comme l’indiquent les résultats de l’autopsie réalisée à Udine. Cette découverte contredit le diagnostic des médecins égyptiens qui avaient évoqué des complications liées à un cancer non diagnostiqué et une pneumonie. La famille, sceptique envers ces résultats, avait noté l’absence de symptômes chez Mattia avant qu’il ne s’évanouisse lors d’une excursion en bateau. Mais qu’est-ce qu’un anévrisme cérébral exactement ?
Qu’est-ce qu’un anévrisme cérébral et quelles sont les causes ?
Un anévrisme est un gonflement de la paroi d’une artère. Lorsqu’il se produit dans le cerveau, il est appelé anévrisme cérébral ou intracranien, selon la Mayo Clinic. Ce type d’anévrisme est relativement courant, touchant environ 3 à 5 % de la population. Ils sont souvent petits et asymptomatiques, découverts lors d’examens pour d’autres affections. Ils sont plus fréquents chez les femmes, généralement entre 40 et 60 ans. La principale menace des anévrismes est leur rupture, entraînant une hémorragie. Bien que certains nécessitent une intervention, beaucoup ne représentent pas un risque immédiat pour la vie.
Selon la Mayo Clinic, il existe trois types d’anévrismes cérébraux : le sacciforme, qui ressemble à une ampoule pleine de sang sur l’artère ; le fusiforme, où le gonflement touche toute la façade du vaisseau à 360° ; et l’anévrisme micotique, causé par une infection fongique. Les causes d’anévrisme comprennent également des parois affaiblies des vaisseaux, des plaques, ainsi que des facteurs comme l’hypertension et le tabagisme.
Quels sont les symptômes et comment traite-t-on un anévrisme ?
La plupart des anévrismes cérébraux sont silencieux, n’apparaissant que lorsqu’ils atteignent une taille critique ou se rompent. Cela peut se manifester par une hémorragie subarachnoïdienne, se traduisant par un mal de tête intense, des nausées, ou des convulsions. Un anévrisme rompu peut entraîner des symptômes d’AVC, avec des risques d’inconscience ou de décès. Les traitements dépendent de la taille et du état de santé général du patient, incluant des options telles que la spirale endovasculaire pour contrer le flux sanguin, l’insertion d’stents ou même une craniotomie en cas d’urgence.
