Aujourd’hui, un magnifique trapèze d’étoiles illumine le ciel : découvrez à quelle heure observer la conjonction avec Jupiter et la Lune

Les Pléiades. Crédit : Andrea Centini

Ce soir, un spectacle céleste enchanteur illuminera le ciel avec un trapèze d’astres. La Lune, Jupiter, Aldebaran et les Pléiades s’unissent pour offrir un moment inoubliable. Découvrez à quelle heure observer ce phénomène et comment identifier ces fascinants compagnons de l’espace.

Ce soir, jeudi 6 février 2025, un magnifique trapèze d’astres brillera dans le ciel. À partir de 18h30 (heure de Rome), une heure après le coucher de soleil, le ciel occidental sera embelli par l’apparition du planète Jupiter, de la Lune, de l’étoile Aldebaran et de l’amas stellaire ouvert des Pléiades. Ce spectacle astronomique se poursuivra jusqu’après 03h00 vendredi 7. Selon la rubrique « Le ciel du mois » de l’Union des Astrophiles, il s’agit de la deuxième conjonction astronomique du mois, après celle entre la Lune, Saturne et Vénus au début de février. Le planète de l’Amour et le “Maître des Anneaux” continueront aussi à se croiser dans le ciel occidental après le coucher du soleil et seront visibles ensemble jusqu’à environ 20h00. Voici tout ce que vous devez savoir pour ne pas manquer cette merveilleuse danse céleste de ce soir.

À quelle heure voir le trapèze d’astres dans le ciel

La conjonction astronomique du 6 février commencera environ une heure après le coucher de soleil, lorsque le ciel sera suffisamment sombre pour permettre l’apparition de tous les objets. À Rome, Milan et Naples, l’étoile disparaîtra sous l’horizon occidental entre 17h25 et 17h35, à Cagliari autour de 17h50, et à Lecce vers 17h10. Il est essentiel de connaître précisément l’heure du coucher de soleil pour votre position géographique, car la conjonction se situera juste à l’ouest, et il faut observer dans cette direction uniquement une fois le soleil disparu. Regarder le disque solaire à l’œil nu sans filtres solaires appropriés peut causer des dégâts graves à la vue, voire la cécité.

Comme indiqué, à Rome, la danse céleste commencera vers 18h30, lorsque l’amas stellaire des Pléiades (M45) apparaîtra, étant l’objet le plus faible – mais parfaitement visible sans équipements – de ce quartet. Tous les quatre objets seront concentrés dans la constellation du Taureau, à laquelle sont liés les Pléiades (ou “Sept Sœurs”) et la géante orange Aldebaran, le quatorzième astre le plus brillant du ciel et le plus lumineux de sa constellation. À droite des quatre protagonistes se trouvera la constellation de Persée, tandis qu’à gauche la magnifique Orion, où brillent Bételgeuse et Rigel (sans oublier la splendide nébuleuse M42).

Les Pléiades. Credit : Andrea Centini

Dans le trapèze isocèle d’astres, l’étoile Aldebaran sera en bas à gauche, surmontée du planète Jupiter, le quatrième objet le plus lumineux du ciel après le Soleil, la Lune et Vénus. De l’autre côté, en haut, se trouvera la Lune croissante, qui a atteint la phase de Premier Quartier précisément à 09h02 mercredi 5 février. Pour clôturer le quartet, en bas à droite, on retrouve les Pléiades, un objet du profond ciel situé à 440 années-lumière de la Terre. Elles sont visibles à l’œil nu, mais plus le ciel est sombre, plus le nombre de ses étoiles bleutées pouvant être admirées augmente. On passe d’une poignée d’étoiles dans un ciel urbain avec pollution lumineuse à une douzaine dans un ciel étoilé et exempt de lumières artificielles. La conjonction astronomique se prolongera jusqu’après 03h00 vendredi 7, lorsque tous les protagonistes disparaîtront sous l’horizon occidental.

Credit: Stellarium

Credit: Stellarium

Comment observer la conjonction astronomique du 6 février

Le spectacle astronomique du 6 février sera parfaitement visible à l’œil nu, avec l’attention de se tourner vers l’Ouest seulement après le coucher du soleil. Comme mentionné, il faudra environ une heure avant de pouvoir distinguer tous les quatre protagonistes et d’apercevoir le trapèze astral dans la constellation du Taureau. Avec une bonne jumelle et surtout un télescope, il est possible d’admirer divers détails des protagonistes, notamment les cratères de la Lune – qui, pendant les phases intermédiaires, offre le meilleur spectacle – et les bandes colorées de l’irritable atmosphère jovienne, où soufflent des vents très rapides. Sur ce gigantesque gazier, le plus grand planète du Système solaire, se trouve la plus colossale tempête anticyclonique de notre système, la Grande Tache Rouge, qui peut être observée même avec un télescope de taille modeste.

La Grande Tache Rouge. Credit: NASA

La Grande Tache Rouge. Credit: NASA