L’Organisation mondiale de la santé a modifié ses recommandations concernant la consommation de sel, proposant de remplacer le sel classique par des alternatives enrichies en potassium. Ces alternatives visuellent plusieurs bénéfices pour la santé, mais leur adoption nécessite une prise en compte des besoins spécifiques de certaines personnes.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a modifié ses lignes directrices sur la consommation de sel, suggérant de remplacer le sel commun, à savoir le chlorure de sodium, par ses sous-titres à faible teneur en sodium. Il s’agit du sel enrichi en potassium, également connu sous le nom de sel à faible teneur en sodium, un type de sel dans lequel une partie du chlorure de sodium a été échangée contre du chlorure de potassium.
Selon l’OMS, consommer ces substituts de sel pourrait offrir une solution à l’excès de consommation de sel, un problème mondial qui s’est révélé très difficile à aborder au fil des ans, malgré ses effets connus : l’agence internationale estime en effet qu’il provoque environ 1,9 million de décès dans le monde chaque année liés aux maladies cardiovasculaires. Pour comprendre à quel point cette mauvaise habitude alimentaire est ancrée, il suffit de considérer que les personnes consomment en moyenne le double de la limite quotidienne recommandée : 4,3 grammes par jour au lieu des 2 grammes recommandés (au maximum).
Les nouvelles lignes directrices de l’OMS
Les nouvelles recommandations arrivent après plus de dix ans d’efforts pour réduire la consommation de sel dans la population. En 2012, l’OMS publiait en effet des lignes directrices conseillant de ne pas dépasser la limite quotidienne de 2 grammes de sel, après quoi les États membres s’engageaient à réduire de 30 % d’ici 2030 la consommation moyenne de sodium dans la population, mais les efforts n’ont pas entraîné les résultats escomptés.
Comme l’explique un article de la revue scientifique The Conversation, réduire le sel est plutôt difficile car cela indique accepter un goût différent de celui auquel nous sommes habitués, en plus de modifier mêsi la façon de cuisiner ancrée dans les habitudes culturelles des personnes. Conscients de cela, les experts de l’OMS proposent de tenter une nouvelle approche, à savoir remplacer notre sel ordinaire par des alternatives à faible teneur en sodium.
Qu’est-ce que l’alternative au sel traditionnel?
Ces produits auraient en effet plusieurs avantages : premièrement, ils contiennent moins de sodium et plus de potassium, un minéral essentiel souvent consommé en quantités insuffisantes par la population. En introduisant le sel enrichi en potassium, l’OMS espère résoudre deux problèmes en une seule action : réduire d’une part la consommation de sodium et, d’autre part, augmenter celle de potassium. De plus, comme le sel à faible teneur en sodium a pratiquement le même goût que le sel normal, les personnes ont généralement moins de difficultés à l’utiliser dans leur cuisine au quotidien : d’une étude plus large menée sur le sujet, il est apparu que plus de 90 % des personnes continuaient d’utiliser du sel à faible teneur en sodium après cinq ans.
Cependant, il existe des limites à prendre en compte : par exemple, bien que la plupart des gens puissent utiliser ces sous-titres du chlorure de sodium classique sans risque pour leur santé, certaines catégories de personnes, comme celles ayant des problèmes rénaux, devraient les éviter. De plus, le sel enrichi en potassium est moins facilement disponible que le sel traditionnel : il n’est en effet pas encore commercialisé partout et là où il est disponible, il coûte significativement plus cher, dans certains cas même jusqu’à 15 fois plus cher que le chlorure de sodium normal.
