Qu’est-ce que cette mystérieuse tache blanche visible lors de l’aurore boréale : le phénomène étrange enfin décrypté

Images d'émissions continues structurées associées à l’aurore boréale / Crédit UCalgary/Nature Communications 2024

Une récente découverte révèle que la lueur blanche associée à l’aurore boréale résulte d’une émission continue intrigante, suggérant un phénomène bien plus complexe qu’on ne le pensait. Cette avancée scientifique pourrait transformer notre compréhension des aurores, éclairant des mystères célestes longtemps gardés secrets.

La tache blanche qui apparaît souvent lors de l’aurore boréale est “une émission continue structurée”, un phénomène connu depuis longtemps mais encore mal compris : cette émission se manifeste comme une lumière blanche ou grise dans le ciel nocturne, apparaissant avec l’aurore, bien que plus statique et diffusée par rapport aux émissions aurorales vertes ou rouges.

Après des années de rapports et d’études sur ce type d’événements, les chercheurs de l’Université de Calgary ont expliqué pour la première fois l’origine de ce phénomène, qui présente certains aspects similaires à STEVE (Strong Thermal Emission Velocity Enhancement), la bande de lumière grise ou violette qui accompagne souvent l’aurore boréale. “Il existe des similitudes dans le spectre entre les deux, mais l’émission continue est presque intégrée à l’aurore, tandis que STEVE est séparée et apparaît comme une grande bande traversant le ciel,” déclare la professeure Emma Spanswick du Département de Physique et d’Astronomie, à la tête de l’équipe ayant fourni la première explication scientifique de ce phénomène.

Qu’est-ce que la tache de lumière blanche associée à l’aurore boréale

La tache de lumière blanche ou grise qui apparaît souvent avec l’aurore boréale est “une émission continue structurée”, un phénomène qui se manifeste dans la région aurorale, intégrée et/ou précédée par des aurores actives. “Ce n’est pas une aurora pure, mais elle contient une composante distincte d’émission continue”, explique l’équipe de l’Université de Calgary, qui a exploré ce type d’émissions dans une étude publiée dans Nature Communications.

L’aurore boréale vue depuis la Station Spatiale : la vidéo impressionnante d’un astronaute de la NASA

Images d'émissions continues structurées associées à l’aurore boréale / Crédit UCalgary/Nature Communications 2024

Images d’émissions continues structurées associées à l’aurore boréale / Crédit UCalgary/Nature Communications 2024

L’étude de l’équipe conclut qu’il s’agit “probablement d’une source de chaleur”, indiquant que cela suggère que les aurores boréales soient “plus complexes que ce qu’on pensait auparavant”.

La recherche, a ajouté la professeure Spanswick, a été rendue possible grâce aux avancées dans la technologie des caméras numériques, permettant à la fois à des photographes amateurs et à des scientifiques d’observer des images en couleur réelles du ciel nocturne. “L’aurore peut désormais être photographiée avec un simple téléphone portable, grâce à des capteurs capables de capter une plus grande quantité de lumière, avec des couleurs correspondant à celles que l’on voit à l’œil nu.”

Les images et les données analysées dans l’étude ont été obtenues en utilisant les outils du Transition Region Explorer (TREx), la structure d’imagerie aurorale la plus avancée au monde, mise en place par l’Université de Calgary, Canada, et financée par la Canadian Foundation for Innovation, le gouvernement de l’Alberta et l’Agence spatiale canadienne.