Une innovation en matière de fertilité présente une alternative prometteuse à la fécondation in vitro (FIV) traditionnelle, offrant potentiellement moins d’effets indésirables. Récemment, cette nouvelle méthode a déjà permis la naissance d’un premier bébé, suscitant l’espoir de rendre les traitements de fertilité plus accessibles et efficaces.
Une nouvelle technique de fertilité offre une alternative à la fécondation in vitro (FIV) traditionnelle et, selon la société qui l’a développée, présente moins d’inconvénients. Récemment, le premier bébé humain a vu le jour grâce à cette méthode.

Depuis la naissance du premier « bébé éprouvette » en 1978, la FIV a permis à des millions de personnes à travers le monde de surmonter des problèmes de fertilité.
Dans ce processus, les ovules matures sont prélevés des ovaires et fécondés par des spermatozoïdes en laboratoire. Après avoir été conservé environ cinq jours dans cet environnement contrôlé, l’ovule fécondé (embryon) est transféré dans l’utérus, espérant ainsi provoquer une grossesse – c’est l’étape finale du processus.
Avant le prélèvement des ovules, les ovaires sont stimulés pour produire plus d’ovules que d’habitude grâce à l’administration d’une ou deux injections hormonales par jour, parfois jusqu’à 90 injections par cycle de traitement. Un cycle complet de FIV prend environ deux à trois semaines, selon New Atlas.

Bien que cette méthode soit couronnée de succès, elle présente certaines inconvénients, notamment son coût élevé et l’absence de garantie d’une grossesse.
Par ailleurs, il y a le risque de grossesses multiples, pouvant entraîner des complications ; la nécessité d’injections hormonales, qui peuvent provoquer le syndrome d’hyperstimulation ovarienne, un état où les ovaires deviennent enflés et douloureux ; et le stress physique et émotionnel vécu par les couples, lié aux examens réguliers, aux injections et à la question récurrente d’une éventuelle grossesse.
Une nouvelle technologie de fertilité est « plus rapide, sûre et accessible »
Compte tenu de ces inconvénients, Gameto, une entreprise de biotechnologie dirigée par des femmes et dédiée à l’avancement de la santé reproductive, a développé une nouvelle approche, une alternative à la FIV traditionnelle.
La technologie de fertilité innovante, nommée Fertilo, qui utilise des cellules souches pour aider un embryon à mûrir en dehors du corps, a déjà permis la naissance de son premier bébé humain.
Nous sommes ravis de célébrer la première naissance vivante au monde conçue avec Fertilo. En surmontant les principaux défis de la FIV classique, comme les longs cycles de traitement, les effets secondaires importants et le stress physique et émotionnel, Fertilo propose une solution potentiellement plus rapide, plus sûre et plus abordable pour les familles.
A déclaré Dina Radenkovic, directrice générale et cofondatrice de Gameto, ajoutant que « ce jalon marque un tournant dans la santé reproductive et met en lumière la première application de la technologie iPSC [ cellules souches pluripotentes induites] dans la FIV, ainsi que le potentiel immense de notre technologie ».

Le Fertilo diffère de la FIV traditionnelle en ce sens qu’il utilise des cellules de support ovarien (OSC) dérivées de cellules souches pluripotentes induites (iPSC) et les cocultive avec un ovule immature, afin d’imiter le processus naturel de maturation de l’ovule en laboratoire.
Une étude de 2023 a montré que cette méthode améliore significativement la maturation des ovules et la formation d’embryons.
Selon Gameto, le procédé Fertilo évite 80 % des injections hormonales requises par la FIV classique et réduit la durée d’un cycle de traitement à trois jours.
La capacité de faire mûrir les ovules en dehors du corps avec une intervention hormonale minimale réduit considérablement les risques, tels que le syndrome d’hyperstimulation ovarienne, et soulage les effets secondaires causés par des doses élevées d’hormones.
Le Fertilo constitue une avancée majeure pour les femmes qui ne tolèrent pas ou ne souhaitent pas supporter le fardeau du protocole traditionnel de FIV, apportant espoir et nouvelles possibilités à un plus large éventail de patientes.
A expliqué Luis Guzmán, directeur du Pranor Labs, au Pérou, qui a supervisé le procédé Fertilo ayant engendré un bébé vivant.

Échographie des neuf semaines du « bébé Fertilo ». Crédit : Gameto
La semaine dernière, Gameto a annoncé avoir établi un partenariat avec le réseau de cliniques de FIV IVFAustralia, situé en Australie, rendant l’approche Fertilo accessible aux patientes dans des cliniques sélectionnées. La société a obtenu l’autorisation réglementaire pour Fertilo en Australie, au Japon, en Argentine, au Paraguay, au Mexique et au Pérou.
Les États-Unis pourraient être le prochain pays, la société se préparant pour des essais de phase 3.