James Van Der Beck, célèbre acteur de la série des années 90 « Dawson’s Creek », a récemment annoncé qu’il souffre d’un cancer du côlon. Bien que cette maladie soit souvent asymptomatique à ses débuts, des signes d’alerte doivent être pris au sérieux, surtout avant 50 ans.
James Van Der Beck, l’acteur emblématique de « Dawson’s Creek », a révélé à People.com qu’il souffre d’un cancer du côlon. Connue pour avoir incarné Jack, l’acteur de 47 ans a partagé qu’il a voulu garder cette nouvelle privée jusqu’à ce qu’il trouve le bon moyen de la rendre publique, précisant qu’il n’existe pas de guide pour annoncer ce genre de nouvelles.
« C’est un cancer. Chaque année, environ deux milliards de personnes dans le monde reçoivent ce diagnostic, et je fais partie de ces cas », a-t-il déclaré. Il a pris des mesures pour y faire face, soutenu par ce qu’il appelle « ma merveilleuse famille ». Le cancer du côlon est l’une des formes de néoplasiques les plus courantes dans le monde : il représente le troisième type de cancer le plus fréquent et le plus mortel dans les pays occidentaux. Cependant, la prévention joue un rôle clé dans les chances de guérison.
Quelles sont les fonctions du côlon et du rectum
Le côlon et le rectum constituent les deux derniers segments de l’intestin, organes essentiels pour absorber les nutriments des aliments. L’intestin comprend deux parties, le cours intestin et le gros intestin, où se situent le rectum et le côlon.
Le gros intestin – selon la Fondation Humanitas – absorbe l’eau et les électrolytes ; c’est également ici que les résidus alimentaires non digestibles s’accumulent et doivent être décomposés et éliminés du corps par l’évacuation.
Qu’est-ce que le cancer du côlon
Le cancer du côlon est le cancer intestinal le plus fréquent, résultat de la prolifération incontrôlée des cellules de la muqueuse qui tapisse la fin de l’intestin. Ce type de cancer représente 10 % des cancers malins diagnostiqués dans le monde, se classant après le cancer du sein et du poumon.
En 2023, 50 500 nouveaux cas ont été diagnostiqués en France : 26 800 chez les hommes et 23 700 chez les femmes. Bien que le nombre de nouveaux cas ait augmenté par communiqué à 2022 – comme l’indique le Ministère de la Santé – les données révèlent une réduction significative de la mortalité grâce aux avancées en matière de prévention et de techniques de dépistage, telles que la recherche de sang dans les selles. Selon un communiqué de l’Institut oncologique du pays, le diagnostic précoce permet une guérison dans plus de 85 % des cas.
Agir sur les facteurs de risque modifiables, tels que l’alimentation, le tabagisme et la consommation d’alcool, peut également faire une différence. Dans une interview, le professeur Pierpaolo Sileri, chef de la Chirurgie Colorectale d’un hôpital renommé, a expliqué quelles habitudes influent sur le risque de cancer du côlon.
Qu’est-ce qui cause le cancer du côlon
Le cancer du côlon se développe en raison d’une prolifération incontrôlée des cellules de la muqueuse intestinales. », a détaillé le site du Ministère de la Santé.
En général, ces cancers résultent de l’évolution maligne de certaines excroissances, connues sous le nom de « polypes », qui se forment dans la paroi interne de l’intestin à cause de la croissance incontrôlée des cellules de la muqueuse. Cela représente environ 80 % des cas, précise le portail de l’Institut supérieur de santé, en ajoutant que les polypes, bien qu’initialement bénins, peuvent se transformer en cancers malins après une période allant de 7 à 15 ans.
Quels sont les symptômes
Le système de santé privilégie le dépistage du cancer du côlon à ses débuts, lorsque la maladie est généralement asymptomatique. Cela s’effectue via des campagnes de dépistage ciblant les groupes considérés à risque , c’est-à-dire les plus de 50 ans, lancées par les Régions : le premier pas pour un diagnostic précoce consiste à rechercher du sang dans les selles tous les deux ans. En cas de positivité, des examens supplémentaires sont réalisés pour vérifier ou exclure la présence d’un éventuel polype et sa nature.
Cependant, plusieurs sintômes peuvent alerter sur cette forme de cancer. Il est important de souligner que la majorité de ces symptômes peuvent également se rencontrer dans d’autres maladies ou troubles, parfois moins graves.
Les signes d’alerte à ne pas ignorer
Un récent étude de la Washington University School of Medicine de St. Louis souligne que des symptômes précoces, même avant 50 ans, incluent diarrhée fréquente, anémie, douleurs abdominales et pertes de sang. Les chercheurs ont décélé que, parmi plus de 5 000 participants, ces symptômes survenant entre deux ans et trois mois avant le diagnostic augmentent le risque chez les moins de 50 ans.
Les auteurs de cette étude estiment que ces signes d’alerte peuvent aider à identifier un cancer du côlon aux débuts, même deux ans avant la moyenne à laquelle ils sont actuellement découverts. Ils ont constaté que chez les participants ayant un des symptômes, le risque double, avec deux symptômes le risque augmente de plus de 3,5 fois et, pour trois ou plus de ces signes d’alarme, le risque est supérieur à 6,5 fois.
Cependant, les symptômes liés à la présence d’un cancer du côlon peuvent être très variables et difficiles à catégoriser. Par exemple, l’AIRC mentionne également un fort sensation de fatigue, une perte d’appétit, une constipation persistante. Par ailleurs, même si la majorité des polypes peuvent causer la présence de sang dans les selles, cela reste le plus souvent du sang occulte, invisible à l’œil nu. C’est pourquoi il est crucial de participer aux programmes de dépistage et de consulter un médecin en cas de doutes ou de soupçons.
