Pourquoi certaines personnes entendent des voix, pour la première fois ce qui se passe dans le cerveau humain

Sentire le voci è una forma di allucinazione uditiva, spesso associata a disturbi psicotici, come la schizofrenia, ma che può manifestarsi anche in assenza di problemi di salute mentale, come ad esempio durante periodi di stress intenso / PhotoCredit: Designer/DALL·E 3.

La découverte du professeur Xing Tian met en lumière le phénomène intrigant des hallucinations auditives, en particulier le fait de « sentir des voix ». Cette recherche révèle que cela pourrait être lié à des anomalies cérébrales spécifiques, où le cerveau ne parvient pas à étouffer le son de sa propre voix, intensifiant ainsi cette expérience auditive troublante.

Sentir des voix est une forme d’hallucination auditive qui consiste à percevoir une ou plusieurs voix en l’absence de stimuli auditifs externes : ce type de phénomène, qui ne dépend pas de problèmes de l’oreille ou du système auditif, est souvent associé à des troubles psychotiques, comme la schizophrénie, qui en est l’un des principaux symptômes, mais aussi au trouble bipolaire et parfois même à des troubles de l’humeur, y compris la dépression majeure. Cependant, cela peut également se manifester en l’absence de pathologie psychiatrique, par exemple lors de périodes de stress intense et de privation de sommeil.

Une consommation excessive de caféine (plus de 4-5 tasses de café par jour) a également été associée à une augmentation de la probabilité d’expérimenter des hallucinations auditives.

Ces hallucinations auditives, bien différentes de percevoir des sons ou du bruit, ou d’entendre de la musique sans aucune source externe (syndrome de l’oreille musicale), peuvent se manifester comme une voix unique qui exprime des opinions, ou comme une ou plusieurs voix dialoguant entre elles, mais également comme une voix discutant des propres actions, entraînant une incapacité à distinguer entre les voix réelles et celles créées par l’esprit.

Pourquoi certaines personnes entendent-elles des voix

Les causes des hallucinations auditives verbales n’ont pas été complètement élucidées, bien que certaines études aient fourni des preuves d’une activité accrue dans certaines régions cérébrales et la présence d’anomalies fonctionnelles qui pourraient être corrélées à une modulation neuronale erronée. En support à cette dernière hypothèse, le nouvel étude du professeur Xing Tian montre également d’importantes compromises dans la fameuse « transformation motrice-sensorielle », l’interface neuronale entre action et perception.

Pour identifier ces compromis, le professeur Xing Tian et ses collègues ont évalué les ondes cérébrales de vingt patients souffrant de schizophrénie et d’hallucinations auditives, ainsi que de vingt autres patients présentant des symptômes de schizophrénie sans vivre de telles expériences. En comparant les différents électroencéphalogrammes (EEG), il est apparu que les hallucinations auditives sont probablement le résultat d’anomalies dans deux processus cérébraux : une décharge corollaire « endommagée » qui ne parvient pas à supprimer les sons autogénérés et une copie efférente « bruyante » qui fait que le cerveau perçoit ces sons plus intensément qu’il ne devrait.

En d’autres termes, lorsqu’une personne s’apprête à parler, le cerveau envoie un signal connu sous le nom de décharge corollaire destinée à étouffer le son de sa propre voix. Cependant, la nouvelle étude a montré que lorsque les patients souffrant d’hallucinations auditives se préparaient à prononcer une syllabe, leur cerveau non seulement ne parvenait pas à supprimer ces sons internes, mais présentait également une réponse de « copie efférente » renforcée aux sons internes différents de la syllabe prévue.

Selon le professeur Xing Tian et ses collègues, les altérations de ces deux processus contribuent probablement aux hallucinations auditives. « Les personnes souffrant d’hallucinations auditives peuvent ‘entendre’ des sons sans stimuli externes – ont déclaré les auteurs de la nouvelle étude – . Nos résultats suggèrent que les connexions fonctionnelles compromises entre les systèmes moteur et auditif dans le cerveau médient la perte de la capacité à distinguer la fantaisie de la réalité ».