La comète C/2023 A3 (Tsuchinshan-ATLAS) attire l’attention, promettant un spectacle éblouissant autour du 12 octobre. Découverte en février 2023, sa luminosité croissante suscite des attentes, bien que son comportement imprévisible rappelle que tout reste possible. Préparez-vous à admirer ce phénomène céleste unique.
Si les attentes sont respectées, la comète C/2023 A3 (Tsuchinshan-ATLAS), déjà visible à l’œil nu, nous offrira un spectacle extraordinaire vers la mi-octobre. C’est pourquoi elle est surnommée « comète du siècle » et pourquoi ces corps célestes sont souvent associés aux chats.

À gauche, la comète C/2023 A3 (Tsuchinshan-ATLAS). Crédit : C messier / Wikipedia
Actuellement, on parle beaucoup de la comète C/2023 A3 (Tsuchinshan-ATLAS), surnommée par beaucoup « la comète du siècle« , même si tous ne partagent pas cet enthousiasme. Cet objet céleste, découvert en février 2023 par le système Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System (ATLAS) à Hawaï et par l’Observatoire de la Montagne Pourpre en Chine, a récemment passé le périhélie – la distance minimale du Soleil – et sa magnitude (brillance apparente) augmente constamment. L’objet est déjà visible depuis l’Italie et c’est précisément sa luminosité potentielle qui lui a valu ce titre impressionnant.
Pourquoi c’est « la comète du siècle »
A l’heure actuelle, le titre de « comète du siècle » est attribué avec prudence, car le véritable exploit de luminosité est attendu autour du périgée (distance minimale à la Terre) qui sera atteint le 12 octobre. D’après les calculs les plus optimistes des scientifiques, une brillance apparente comparable à celle de la planète Vénus, le troisième objet le plus brillant du ciel après le Soleil et la Lune, pourrait être attendue. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous saurons si nous serons réellement face à la véritable comète du siècle. Mais comme il est bien connu, les comètes sont des objets d’une nature difficile à prévoir.
Pourquoi les comètes sont associées aux chats
L’astronome, écrivain et vulgarisateur scientifique canadien David Howard Levy est le créateur de la phrase la plus célèbre consacrée aux comètes : « Les comètes sont comme les chats : elles ont une queue et font exactement ce qu’elles veulent ». La raison de cela réside dans leur nature très imprévisible, semblable à celle de nos amis félins. C’est sans surprise qu’elles ont souvent déçu les prévisions les plus optimistes. Plusieurs prétendues « comètes du siècle » se sont révélées être des feux de paille, car il n’est pas possible d’effectuer des prévisions précises sur leur luminosité.
Une des raisons est liée au fait qu’elles sont des objets principalement composés de glace; en s’approchant du Soleil, le noyau cométaire peut se désagréger en plusieurs morceaux, provoquant une chute rapide de la luminosité et, par conséquent, du spectacle astronomique. La comète C/2023 A3 (Tsuchinshan-ATLAS) a survécu au périhélie, à la plus grande proximité du Soleil et donc aux températures les plus élevées du système solaire, mais nous n’avons pas encore de certitudes concernant son destin dans les jours à venir. Nous savons qu’elle offre actuellement un spectacle magnifique – surtout dans l’hémisphère sud – et qu’elle pourrait nous offrir un don encore plus grand dans notre hémisphère. Il ne nous reste plus qu’à attendre patiemment le 12 octobre, croiser les doigts et espérer que le chat se mette à ronronner.
Quand C/2023 A3 atteindra son pic maximum de visibilité
Actuellement, la difficulté principale pour observer la comète réside dans le fait qu’elle est visible juste avant l’aurore, très basse à l’horizon, mais la situation changera complètement dans environ dix jours, lorsque cette « boule de glace et de poussière » fera son apparition au coucher de soleil dans l’hémisphère boreal. Au fil des jours, elle s’éloignera du Soleil et restera plus longtemps dans le ciel, nous offrant une plus grande fenêtre d’observation. Autour du périgée, un pic de luminosité est attendu, favorisé par le phénomène de forward scattering of sunlight (diffusion en avant de la lumière solaire), qui illumine la comète « par derrière ». La semaine entre le 14 et le 20 octobre pourrait offrir le meilleur équilibre entre la luminosité de cet objet céleste et sa présence dans le ciel du soir, permettant ainsi à la plupart des personnes de l’observer et de la photographier. Mais comme l’histoire des comètes l’enseigne, malgré des calculs et des modèles prévisionnels nous n’avons aucune certitude que la comète C/2023 A3 respectera ces prévisions optimistes.
Au moment où nous écrivons, le matin du 1er octobre 2024, la valeur actuelle de sa magnitude est de 2.2, comme rapporté par le portail spécialisé astro.vanbuitenen.nl. C’est un résultat supérieur de 0.6 points par communiqué à la valeur de 2.8 enregistrée le 27 septembre, jour où la comète a atteint son périhélie. Rappelons que la magnitude d’un objet céleste est basée sur une échelle inversée, donc plus la valeur est basse, plus sa luminosité est grande. Les valeurs peuvent également être largement négatives ; la magnitude du Soleil, par exemple, est de –26,85, tandis que celle de Vénus varie entre –3,5 et –4,5 selon les conditions. La comète C/2023 A3 a déjà largement dépassé la limite d’observabilité pour l’œil humain (fixée à 6.0) et certains ont déjà eu la chance de pouvoir l’admirer à œil nu, surtout dans l’hémisphère austral (sud) où elle offre actuellement le maximum de spectacle. Mais il y a eu des communiqués selon lesquels certaines personnes auraient déjà réussi à la voir sans instruments dans les cieux d’Italie les plus sombres et étoilés, dépourvus de pollution lumineuse.
