La Russie a un plan maître avec son arme secrète. Son char le plus mythique est maintenant un robot

La Russie a un plan maître avec son arme secrète. Son char le plus mythique est maintenant un robot

Récemment, la guerre en Ukraine a impulsé une course à l’armement sans précédent. Dans ce contexte, la Russie modernise ses T-72B3 en les transformant en robots autonomes avec des capacités avancées. Ces innovations soulèvent des questions éthiques tout en redéfinissant la nature même du combat moderne.

Actuellement, il est quelque peu désuet, mais ces améliorations promettent de le rendre vraiment intéressant

La Russie a un plan maître avec son arme secrète. Son char le plus mythique est maintenant un robot
Il s’agit d’un char franchement historique dans son armée | Image : Wikimedia

L’escalade militaire observée depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine est réellement significative et marquante à tous égards. Des superarmes, sorties tout droit de récits de science-fiction, émergent rapidement, souvent dépassées par leurs homologues en quelques jours. Dans ce cadre, la Russie a engagé un processus de réarmement conséquent, et l’une de ses nouvelles armes secrètes a pour but de moderniser les chars T-72B3 et de les transformer en robots autonomes.

L’IA au service des chars de combat

La société russe Uralvagonzavod a commencé les tests d’un nouveau robot de combat sans pilote nommé Shturm, conçu pour opérer en première ligne dans le conflit en Ukraine, comme le rapporte le média militaire Army Recognition. Ce développement repose sur le châssis du char T-72B3, l’un des plus célèbres dans l’histoire récente de la Russie. De plus, cela représente la proactive intégration de véhicules autonomes dans un conflit réel.

Le projet Shturm a débuté avant l’éclatement du conflit en Ukraine, mais les circonstances récentes ont accéléré son avancée, car la Russie doit moderniser sa flotte de véhicules. Le programme de tests inclut des exercices de tir réel, où le robot fait face à divers scénarios et cibles pour évaluer ses performances. L’armement principal est un canon de 125 millimètres avec un tube raccourci, spécialement conçu pour des opérations spécifiques dans des environnements plus restreints.

Bien que l’on ait initialement envisagé d’utiliser des technologies du char T-14 Armata, il a finalement été décidé de adapter le design au T-72B3 plus connu, le T-14 n’ayant pas encore été suffisamment testé dans des contextes de combat et, de plus, le T-72 étant bien plus répandu et économique à produire. Il est également l’un des chars les plus reconnus au monde. En effet, le modèle B3 est une version améliorée du T-72, déjà en service dans l’armée russe. Parmi ses améliorations, on trouve un canon de 125 mm 2A46M-5 à âme lisse, doté d’un manteau thermique en alliage léger et d’un système d’évacuation de bouche, ce qui optimise sa précision et son efficacité au combat par rapport aux modèles classiques.

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Le système d’armement du T-72B3 permet à la fois au tireur et au commandant de tirer des missiles guidés par laser, comme les modèles 9M119 AT-11 ‘Svir’ et 9M119M Refleks. Ces missiles ont une portée maximale de 5000 mètres et peuvent être utilisés de jour comme de nuit, augmentant ainsi la polyvalence du char sur le champ de bataille. Cependant, le projet Shturm vise à éliminer la nécessité d’une équipe à bord.

Le projet Shturm comprend quatre variantes distinctes de véhicules de combat. La première est équipée du canon de 125 mm mentionné plus tôt. La seconde variante peut transporter des missiles ou un lance-flammes d’infanterie propulsé par roquettes avec une ogive thermobarique Shmel-M. La troisième version convertit le véhicule de support de feu Terminator en robot, équipé de deux canons de 30 mm et de lanceurs de missiles thermobariques. La quatrième variante est conçue pour opérer aux côtés du système de lance-roquettes thermobariques TOS-1A, fournissant un support dans des opérations conjuguées.

L’intégration de chars sans pilote basés sur le T-72 confère des avantages tactiques à l’armée russe. Comme le souligne le média lui-même, l’avantage le plus évident est que cela ne met pas en danger l’équipage humain, ce qui change pour toujours la dynamique observée jusqu’alors dans les combats à l’intérieur d’un char. Désormais, les opérateurs pourront agir à plusieurs kilomètres de distance, sans que leur efficacité au combat ne soit altérée. Cependant, cette avancée dévitalise encore plus la guerre et soulève d’étranges questions éthiques et morales.

Lors des tests, les robots Shturm ont été équipés de deux mitrailleuses de gros calibre et de systèmes d’intelligence artificielle pour améliorer leur autonomie et leur efficacité.

Le choix du T-72B3 comme plateforme repose sur son blindage efficace et sur les résultats qu’il apporte dans la guerre en Ukraine, où le conflit acharné a conduit la Russie à mobiliser une grande partie de sa flotte de véhicules, s’étant révélés particulièrement utiles dans certaines missions. Ces caractéristiques renforcent les capacités de combat des chars sans pilote, les rendant plus résistants dans des situations adverses. L’utilisation de ce nouveau type de véhicules autonomes pourrait transformer la manière dont la guerre s’est déroulée jusqu’à présent.

L’implémentation de robots de combat comme le Shturm représente un pas vers la modernisation et l’automatisation des forces armées russes. Pourtant, l’entrée des drones sur les champs de bataille révèle déjà la brutalité du conflit dans un environnement où les nouvelles technologies augmentent la terreur de la guerre pour les combattants.