Explorer le Grand Canyon de Mars avec un essaim de drones robotiques

Ilustração do Valles Marineris de Marte

Une nouvelle exploration de Valles Marineris, le plus grand canyon du système solaire, pourrait bientôt voir le jour grâce à un groupe de drones robotiques. Ces machines innovantes auront pour mission d’explorer les grottes martiennes et de rechercher des traces d’eau tout en scrutant le ciel à la recherche de phénomènes mystérieux.

Valles Marineris est le plus grand canyon du système solaire et se trouve sur Mars. Il est bien plus vaste que son homologue terrestre. Bien que des sondes spatiales en orbite l’aient photographié en détail, aucune mission ne l’a encore exploré au sol. Cela pourrait bientôt changer.

L’Agence spatiale allemande, au Centre aérospatial allemand (DLR) à Bonn, développe un ambitieux concept de mission nommé Valles Marineris Explorer, ou VaMEx. Cette mission inclut un ensemble de drones robotiques capables de conduire, marcher et voler. L’objectif est d’explorer l’étendu du canyon et les grottes qu’il abrite.

Notamment, la mission comprendra également une caméra UAP, qui désigne les Phénomènes Anormaux Non Identifiés. Ce terme a remplacé ces dernières années l’acronyme OVNI dans le vocabulaire des gouvernements du monde entier. Il est utilisé pour décrire tout phénomène inhabituel observé dans l’atmosphère terrestre ou dans les océans. La caméra UAP sera fixe et surveillera constamment le ciel martien, attentive à tout événement étrange.

Ilustração do Valles Marineris de Marte

Un essaim robotique pour explorer le Grand Canyon de Mars

Le VaMEx est composé d’un complexe essaim de drones robotiques capables de se déplacer au sol et de voler dans l’air. Les drones communiqueront entre eux ainsi qu’avec une station centrale située à la surface.

De plus, les drones auront pour mission de rechercher des traces d’eau, essentielles à la vie, dans des niches protégées. En effet, des vaisseaux spatiaux en orbite ont photographié des brumes dans le canyon, et la quête de l’eau inclut également les grottes à l’intérieur de celui-ci.

S’il existe une forme de vie sur Mars, même microbienne, l’environnement des grottes serait un lieu propice pour l’explorer, car elles pourraient contenir suffisamment d’eau et offrir une protection contre les fortes radiations solaires qui frappent la surface. De plus, les grottes constituent une porte naturelle vers l’exploration des formations géologiques sous la surface. Quelles découvertes pourrions-nous faire ?

Réseau complexe de communications et drones

Un sous-projet du VaMEx, appelé VaMEx3-MarsSymphony, est en train de développer le système de communications complexe nécessaire à l’essaim. Hakan Kayal, de l’Université de Würzburg, est le chef de projet.

Nous avons nommé notre sous-projet « VaMEx3-MarsSymphony » car notre but est que les éléments individuels de l’essaim de robots fonctionnent harmonieusement comme une orchestre.

Dixit Hakan Kayal.

Le concept de l’essaim inclut un point d’accès stationnaire, ou centre de commande, pour aider aux communications des drones. Cela faciliterait également la communication entre eux, ainsi qu’avec les vaisseaux spatiaux en orbite et la Terre. Cependant, il peut arriver que les drones ne puissent pas communiquer directement avec le portail.

Par exemple, lorsqu’ils se trouvent à l’intérieur des grottes. Pour remédier à cela, des stations relais seront également mises en place sur le sol. Celles-ci pourront transmettre des images enregistrées et d’autres données des drones à l’intérieur des grottes vers le portail.

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Un autre élément de ce concept d’essaim est constitué de corps d’autorotation. Ce sont de petites « navettes » simplement lâchées du ciel qui glissent doucement vers le sol.

Ces corps allongés ressemblent à des graines d’érable. Ils tournent également en glissant vers le bas, grâce à une aile. Et, tout comme les graines qui se dispersent, ils peuvent s’étendre sur une vaste superficie. Tout en tombant vers la surface martienne, ils collectent des données.

Caméra UAP pour surveiller le ciel martien

Un autre élément unique de la mission VaMEx, n’ayant jamais été réalisé jusqu’alors, est l’inclusion d’une caméra UAP, ou caméra céleste, sur le portail stationnaire. UAP – Unidentified Anomalous Phenomena (Phénomènes Anormaux Non Identifiés) – est le terme actuellement utilisé par les gouvernements et les forces armées pour désigner ce qui était autrefois appelé OVNI.

Il s’agit d’observations d’objets inhabituels ou d’autres phénomènes dans l’atmosphère terrestre (y compris dans les océans ou dans l’espace).

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Micrographie électronique améliorée par IA du ALH84001, un météorite martien trouvé en Antarctique le 27 décembre 1984 (Original de la NASA).

Dans le cas du VaMEx, la caméra UAP observera en continu le ciel martien. Ce sera sa seule fonction. Bien qu’elle ne recherche pas spécifiquement des vaisseaux extraterrestres, elle surveillera les nuages, les météores, les éclairs ou tout autre phénomène étrange ou temporaire.

Aucune autre mission de lander ou de rover n’a réalisé cela auparavant. Il est vrai que des images du ciel martien et même des lunes Phobos et Deimos ont été capturées. Cependant, l’unique but de cette caméra sera de scruter le ciel.