Ce 23 septembre, admirez une sublime danse céleste entre la Lune et Jupiter, visible dès 23h00 jusqu’à l’aube. Ce phénomène incroyable vous dévoilera des détails fascinants des deux astres, offrant une expérience visuelle inoubliable. Ne manquez pas cette occasion unique d’observer l’univers.
Dans la nuit du 23 au 24 septembre 2024, un magnifique baiser astral entre la Lune et Jupiter, la plus grande étoile du Système solaire, illuminera le ciel. Cet événement astronomique débutera aux alentours de 23:00 (heure de Rome) le 23 et se poursuivra jusqu’à l’aube du jour suivant, lorsque la lumière du soleil effacera le géant gassieux du firmament. Ce sera la cinquième et avant-dernière conjonction astrale de septembre, comme l’indique la rubrique « Le ciel du mois » de l’Union des Astrophiles Italiens (UAI). L’étreinte entre la Terre et le « Planète Rouge » Mars est attendue dans la nuit du 24 au 25. Voici tout ce qu’il faut savoir pour ne pas rater ce pas de danse céleste entre la Lune et Jupiter.
À quelle heure observer la conjonction Lune-Jupiter dans la nuit du 23 au 24 septembre
Comme indiqué, la conjonction astrale entre la Lune et Jupiter débutera aux alentours de 23h00 (heure de Rome) le 23 septembre, lorsque le géant gassieux fera son apparition sur l’horizon nord-est, se positionnant à droite de notre satellite naturel. La Lune s’élèvera environ une demi-heure avant la planète. Tous deux seront encadrés par la constellation du Taureau, avec l’Aigle à gauche, tout au long de leur voyage nocturne ; cet événement astronomique durera jusqu’à environ 07h00 du mardi 24, lorsque la lumière de l’aube (attendue à Rome pour 06h59) ne privera pas la Lune de son compagnon. À ajouter à leur duo, d’autres objets magnifiques seront visibles aux alentours. Parmi ceux-ci, la géante étoilée orange Aldebaran – la plus lumineuse du Taureau – et le groupe d’étoiles ouvertes des Pleiades (M45), qui a été l’héroïne d’une triple conjonction astrale la veille. Plus bas, à minuit passée, le planète Mars viendra se joindre à la fête, s’installant au cœur de la constellation des Gémeaux. Comme mentionné, la Lune dansera avec la Planète Rouge lors de la dernière conjonction astrale du mois entre le 24 et le 25 septembre.

Comment observer la conjonction astrale et identifier Jupiter dans le ciel
Jupiter est une étoile assez simple à identifier dans le ciel, même pour ceux qui ne sont pas particulièrement experts en astronomie. La raison en est qu’il s’agit du quatrième objet le plus lumineux de la voûte céleste, après le soleil, la lune et Vénus. Puisque le “Planète de l’Amour” se lèvera avec le soleil le 24 septembre, Jupiter sera le point le plus lumineux de tout le firmament lors de la nuit de la conjonction astrale (n’oublions pas que Vénus est visible uniquement autour du coucher et du lever du soleil). Sa proximité avec la Lune le rend également facilement reconnaissable, se trouvant à quelques degrés en bas à droite.
Dans la nuit du 23 au 24 septembre, la Lune sera proche de la phase de Dernier Quartier, prévue exactement à 20h50 le 24, comme l’indique l’UAI ; les phases lunaires intermédiaires sont les meilleures pour admirer le satellite naturel de la Terre, il est donc conseillé d’observer les protagonistes de la conjonction astrale avec des jumelles ou un petit télescope. Bien qu’il soit possible de les voir parfaitement à l’œil nu, un instrument optique révèle des détails merveilleux. Avec la Lune proche du Dernier Quartier, les cratères et les séries montagneuses ont une excellente visibilité, en particulier les sujets près de la ligne du terminateur, celle qui sépare le jour et la nuit lunaires.
Jupiter peut également offrir énormément à travers un petit télescope ; en plus des bande colorées turbulentes de son atmosphère, où des éclairs d’une puissance suffisante pour incinérer une ville entière sur Terre se produisent, il est possible d’observer les quatre satellites médicis ou galiléens. Ce soir, nous trouverons Callisto et Io à gauche de la planète et Europa et Ganymède à droite, alignés en diagonale à travers le géant gassieux. Il ne reste plus qu’à espérer des cieux clairs, à la lumière des intempéries qui touchent actuellement une grande partie de la France.
