Risque d’Alzheimer plus élevé chez les enfants de mères souffrant de perte de mémoire: l’étude

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Une équipe de recherche américaine a déterminé que les enfants de mères présentant des symptômes de démence – tels que la perte de mémoire – ont un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer. Les causes possibles et les avantages potentiels de cette découverte.

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Le risque de la maladie d’Alzheimer, la forme la plus commune de démence dans le monde, est plus fortement lié génétiquement à la mère qu’au père. Les enfants de femmes développant les symptômes de la maladie – tels que la perte de mémoire – à tout âge ont un risque accru de tomber malades. En ce qui concerne les pères, cette association n’émerge que si le parent développe la forme précoce de la maladie d’Alzheimer, c’est-à-dire avant l’âge de 65 ans. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude approfondie mettant en corrélation l’histoire de démence chez les parents avec celle des enfants. L’association forte avec la mère, selon les experts, pourrait être liée aux mitochondries, les organites qui servent de centrales énergétiques pour les cellules et qui sont hérités uniquement de la mère, mais il ne s’agit pour le moment que de spéculations. Cette découverte pourrait néanmoins conduire à de nouvelles connaissances sur la maladie et à des diagnostics précoces capables de ralentir la progression de la neurodégénérescence, jusqu’à présent incurable.

Une équipe de recherche américaine dirigée par des scientifiques de l’Étude sur le vieillissement cérébral de Harvard et du département de radiologie du Massachusetts General Hospital aux États-Unis a déterminé que le risque génétique de contracter la maladie d’Alzheimer est plus fortement lié à la mère qu’au père. Les enfants de femmes atteintes de démence comme la perte de mémoire présentent un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer par communiqué à ceux dont le père est atteint de la condition (sauf s’il a manifesté des symptômes avant l’âge de 65 ans). Les participants à l’étude, âgés de 65 à 85 ans en moyenne (71,3 ans), majoritairement des femmes (59,3 %) et de race blanche, provenaient de différents pays, dont les États-Unis, l’Australie et le Japon. Au départ, ils présentaient tous une cognition normale et aucun symptôme de démence.

Au fil du temps, ils ont passé le test standardisé « Mini-Mental State Examination » pour vérifier l’apparition de la démence et des scintigraphies cérébrales avec la tomographie par émission de positrons (PET) pour déterminer la présence de bêta-amyloïde dans le cerveau. Cette « protéine collante » – associée à la neurodégénérescence et à la maladie d’Alzheimer – a été trouvée en concentration plus élevée dans le cerveau des participants dont la mère avait développé la maladie d’Alzheimer. La recherche a été publiée dans la revue scientifique JAMA Neurology.