Combien de gaz consomment les réchauds d’une table de cuisson traditionnelle ? Et comment réduire ses courses sans bousculer ses habitudes alimentaires ? Voici comment économiser du gaz dans la cuisine et calculer le coût de notre consommation.

La facture élevée, tirée par la coupure des approvisionnements en gaz en provenance de Russie et par la spéculation du marché, met en sérieuses difficultés les familles et les entreprises italiennes, appelées à supporter les coûts d’une crise énergétique qui, avec la prochaine mise à jour trimestrielle des tarifs qui sera décidée par l’Autorité de l’énergie ARERA, il risque d’atteindre des niveaux jamais vus dans un passé récent. Afin de réduire les dépenses, il est clair que nous devons réduire la consommation, utiliser les ressources énergétiques de manière responsable et, surtout, éviter le gaspillage, revoir nos comportements et identifier les erreurs possibles. C’est également vrai dans la cuisine, où, par exemple, on exagère avec l’eau à bouillir ou on utilise des casseroles trop petites sur des poêles trop gros, peut-être à feu vif. Autant d’erreurs qui, si elles se répètent quotidiennement, impactent notre consommation domestique : il suffit de penser que le poêle plus grand qu’une table de cuisson traditionnelle a une puissance thermique de 3 kW et que le garder allumé ne serait-ce qu’une demi-heure de plus entre le déjeuner et le dîner consomme environ 0,16 cube mètres de gaz supplémentaires par jour, ce qui pendant 365 jours par an équivaut à près de 60 mètres cubes – soit 60 euros avec un coût du gaz d’environ 1 euro par mètre cube, hors droits et taxes d’accises. Il va sans dire qu’en limitant ce type de gaspillage, en optimisant l’utilisation du réchaud et en utilisant des modes de cuisson alternatifs, comme la cuisson passive des pâtes, on réduit le coût du gaz sans bouleverser nos habitudes alimentaires.
Comment économiser du gaz dans la cuisine
Économiser du gaz dans la cuisine, en commençant par la cuisson des aliments, peut sembler une mission impossible pour nous, Italiens, mais certaines astuces peuvent s’avérer particulièrement efficaces si elles sont appliquées de manière cohérente. Les couvercles et les autocuiseurs doivent devenir nos alliés les plus précieux, ainsi que les casseroles avec des fonds qui répartissent uniformément la chaleur, ainsi que quelques techniques de préparation simples qui peuvent nous faire gagner du temps et de l’argent. Mais procédons dans l’ordre :
- Utilisez le couvercle autant que possible : lorsque l’on met une casserole d’eau sur le feu, garder le couvercle sur la casserole accélère le temps d’ébullition, car cela réduit les pertes de chaleur. Il en va de même pour les bouilloires et les théières, qui sont souvent déjà munies d’un petit couvercle, et pour les casseroles que nous utilisons pour faire de la sauce, par exemple.
- Faites attention au sel : si par exemple on a besoin d’eau bouillante salée pour cuire des pâtes, pensez à ne rajouter le sel qu’après ébullition de l’eau : c’est parce que l’ajout de sel augmente le point d’ébullition de l’eau (montée ébullioscopique, une des propriétés colligatives des solutions), donc si on monte d’abord puis on chauffe l’eau, pour la faire bouillir il faudra qu’elle atteigne une température plus élevée, donc plus de temps et plus de gaz.
- Utilisez l’autocuiseur : elle est, par excellence, la véritable reine des économies, car elle permet de réduire drastiquement les temps de cuisson sans perdre le goût des aliments. Pour ceux qui, par exemple, aiment le risotto, l’utilisation d’un autocuiseur réduit en fait le temps de cuisson d’un tiers, tout en ne nécessitant une flamme vive que jusqu’à ce que la soupape d’aération commence à siffler. Il suffira donc de baisser le feu et d’attendre 7-8 minutes pour terminer la cuisson.
- Choisissez des casseroles avec un fond qui répartit uniformément la chaleur : lorsqu’il s’agit de dorer, de braiser, de mijoter, de frire et de sauter, mais aussi de sauter ou simplement de réchauffer, la casserole est un ustensile indispensable dans la cuisine. En utiliser un avec un fond qui répartit uniformément la chaleur assure une cuisson homogène, réduisant les temps de préparation et la consommation de gaz.
- Coupez les légumes avant la cuisson : lorsque, par exemple, on doit préparer des pommes de terre bouillies, une astuce très utile pour réduire la consommation de gaz est de couper ces tubercules en cubes avant de les faire bouillir : une pomme de terre entière de taille moyenne peut être bouillie en 30 minutes, sinon plus. En revanche, le couper en 4 ou 6 morceaux nécessitera la moitié de ces minutes pour bouillir, ce qui divise par deux le temps de cuisson. En voulant les redimensionner davantage, on peut utiliser la cuisson micro-ondes (2 minutes à 800 Watts), placer les cubes dans un bol en verre avec quelques cuillères à soupe d’eau et recouvrir le tout d’un film micro-ondes.
- Chauffez et cuisinez au micro-ondes : changer de mode de cuisson, choisir le four à micro-ondes pour des aliments aptes à bouillir ou même simplement pour réchauffer des aliments, peut être bien plus pratique que de cuisiner sur la cuisinière à gaz. Pour avoir une idée de combien vous économisez avec le micro-onde, prenons un exemple pratique, en partant des pommes de terre bouillies en cubes évoquées plus haut : un micro-onde réglé à 800 Watts consommera près de 27 Watts pendant 2 minutes, soit un coût de 0,007 euros. , avec un coût de l’électricité d’environ 0,28 euros par Kwh sur le marché protégé. Pour faire bouillir les pommes de terre en dés à l’aide d’une cuisinière à gaz d’une puissance de 3 kW, il faudra environ 10 minutes de cuisson à feu vif et 5 autres à feu doux, soit une consommation d’environ 0,06 mètre cube de gaz et donc une dépense de 0,06 euros avec un coût du gaz de 1 euro par mètre cube (nous reparlerons de tous ces calculs plus tard). Cela indique que les pommes de terre bouillies en dés préparées sur la cuisinière à gaz coûtent près de 9 fois plus cher qu’au micro-ondes.
- Utiliser des méthodes de cuisson alternatives : Des techniques comme la cuisson passive pour les pâtes et, plus encore, la cuisson à la vapeur superposée, peuvent faire toute la différence dans le jeu des économies en cuisine. En particulier, la cuisson vapeur superposée permet de préparer plusieurs plats en même temps à l’aide d’un seul réchaud, dont la flamme peut toujours être maintenue basse voire éteinte quelques minutes avant la fin de la cuisson. A l’intérieur de la marmite directement sur le feu on peut par exemple cuire du riz ou des légumineuses, en réservant la cuisson vapeur aux viandes blanches, poissons, légumes et légumes à placer dans les différents paniers.
- Optez pour les bonnes quantités : de ce qui a été dit jusqu’à présent, il est donc clair que, lorsque l’on parle d’économie dans la cuisine, l’optimisation de la consommation de gaz pour cuire les aliments joue un rôle fondamental, donc en exagérant, par exemple, avec de l’eau pour faire bouillir pour la cuisson, les pâtes augmenteront inévitablement les dépenses. Les Pastamakers italiens d’Unione Italiana Food se sont également exprimés au sujet des bonnes quantités, estimant une économie d’environ 7% en cuisant les pâtes dans 700 ml d’eau tous les 100 grammes par rapport au litre classique aux 100 grammes : un gain qui peut être encore étendu à 13% en utilisant le couvercle à l’étape d’ébullition.
- Utilisez des casseroles proportionnées à la taille du foyer : une bonne règle est de choisir des casseroles qui ont un diamètre de 5 à 8 centimètres supérieur à celui du foyer : une casserole trop petite sera enveloppée dans des langues de feu ce qui indique un gaspillage de gaz. A l’inverse, un pot trop grand n’assurera pas un bon rendement, mettant trop de temps à chauffer.
Combien de gaz est consommé dans la cuisine
Une plaque de cuisson traditionnelle à quatre feux (1 grand, 2 moyens et 1 petit) a une puissance calorifique totale de 7-8 Kw répartie comme suit : grand poêle (diamètre 8-10 cm) d’environ 3 kW, poêle moyen (diamètre 5 -6 cm) de 1,65 kW et petit poêle (diamètre 4-5 cm) de 1 Kw.
Ainsi, si l’on considère que la combustion d’un mètre cube de gaz naturel produit une énergie thermique d’environ 9 kWh – la valeur précise du rendement énergétique dépend de la composition chimique du gaz qui arrive dans nos habitations, constitué principalement de méthane, pour une pourcentage entre 83% et 99% selon le site d’extraction, et d’autres hydrocarbures (éthane, propane et butane) pour le reste – un grand poêle consomme environ 0,33 mètre cube de gaz naturel en un maintenant alors qu’un moyen et un petit en consomment 0,18 et 0,10 mètre cube de gaz par heure, respectivement. Par conséquent, si les quatre brûleurs d’une cuisine traditionnelle sont à feu vif, la consommation de gaz est d’environ 0,79 mètre cube par heure.
Combien le gaz des poêles affecte-t-il la facture
Pour calculer la dépense liée à l’utilisation de la cuisinière à gaz, il faut d’abord comprendre à quelle fréquence et pendant combien de temps on utilise la cuisinière pour cuisiner. Il n’est donc pas facile de généraliser, mais pour ce faire, nous devons estimer ce que pourrait être notre consommation annuelle de gaz. Selon les dernières données de l’Istat, une famille française est composée en moyenne de 2,3 membres, donc se rapprochant de 2 membres, peut-être les deux travailleurs qui sont loin de chez eux à midi et utilisent la table de cuisson principalement pour le dîner, nous pourrions émettre l’hypothèse de l’utilisation d’un poêle moyen pendant environ 1 heure par jour qui, comme mentionné, consomme environ 0,18 mètre cube de gaz en 60 minutes.
En un an, cela représente près de 66 mètres cubes de gaz, qui passeraient à 85 mètres cubes si ces deux mêmes personnes déjeunaient à la maison au moins deux fois par semaine (104 jours), en utilisant toujours un réchaud moyen environ 1 heure par jour ( environ 19 mètres cubes de gaz en un an). En rassemblant ces données, et en considérant que le coût du gaz naturel établi par l’ARERA pour ceux qui ont un contrat sous le régime de protection est d’environ 1,05 euros par mètre cube, nous aurons que la dépense annuelle de notre famille est d’environ 70 euros pour le quotidien le dîner seul, atteignant 90 euros en ajoutant les deux déjeuners par semaine, accises et taxes exclues.
