Les lâchers de faisans pour divertir les chasseurs devraient être interdits, selon une étude

Les Lâchers De Faisans Pour Divertir Les Chasseurs Devraient être

De nouvelles recherches ont montré que le repeuplement des faisans à des fins de chasse a un impact environnemental catastrophique. Ici parce que.

Voyage de chasse au faisan

Voyage de chasse au faisan

La chasse au faisan est l’un des passe-temps favoris de ceux qui aiment tuer d’autres êtres vivants, donc dans certaines régions, pour butiner l’activité cruelle, des lâchers programmés de ces magnifiques oiseaux peuvent être planifiés. Après tout, lorsqu’ils sont exterminés, il n’est plus possible d’en tuer d’autres, alors quoi de mieux qu’un joli repeuplement avec des milliers de spécimens pour nourrir les chasseurs ? Vous ne pouviez pas recommencer à ramasser vos armes et à passer de joyeuses sorties sanglantes, après tout. La pratique du lâcher, cependant, comme en témoignent plusieurs études, peut avoir des conséquences qu’il ne faut pas sous-estimer sur les écosystèmes. Autant dire que selon de nouvelles recherches, le repeuplement massif des faisans fait littéralement disparaître les reptiles des zones où ils sont relâchés, avec des conséquences catastrophiques sur l’équilibre écologique. Pour cette raison, selon les auteurs de l’étude, ces rejets devraient tout simplement être interdits, comme c’est déjà le cas dans certains pays.

1663424466 242 Les lachers de faisans pour divertir les chasseurs devraient etre

Pour déterminer que la libération de faisans à des fins de chasse détermine la disparition locale des reptiles, ce sont les deux scientifiques Eric Graitson et Julien Taymans, tous deux du Département d’études de Natagora, un organisme qui surveille et étudie la biodiversité en Belgique. Les deux scientifiques sont parvenus à leurs conclusions après avoir analysé l’impact des lâchers de faisans dans six zones de chasse en Wallonie. Incroyablement, aucun reptile n’a été trouvé dans ces zones, quel que soit le nombre de visites effectuées. En revanche, dans d’autres zones de la zone non destinées au lâcher de faisans, les chercheurs ont identifié en moyenne environ trois espèces de reptiles (une à six espèces). C’est un fait très clair : les oiseaux lâchés en masse dévorent tous les reptiles qu’ils rencontrent, les éliminant du territoire. Un énorme dommage écologique, compte tenu des niches écologiques couvertes de lézards, serpents et autres reptiles.

1663424466 97 Les lachers de faisans pour divertir les chasseurs devraient etre

Une autre constatation importante est apparue lors de l’analyse d’un site où des faisans avaient été relâchés depuis 1999. Depuis plusieurs années dans cette zone, les chercheurs n’observent plus le lézard commun. Zootoca vivipare. En 2011 cependant, quelques années après l’arrêt des lâchers de faisans et l’extinction des faisans précédemment introduits (en raison de la chasse), les lézards sont revenus dans 4 des 5 secteurs de la zone ; c’est un autre signe évident qui indique le rôle des oiseaux voraces.

L’impact des faisans sur les reptiles est considéré comme catastrophique ; en fait, les scientifiques expliquent que, dans les zones où les lâchers pour la chasse n’ont pas lieu, l’espèce Anguis fragilis (reptile le plus commun de Wallonie) se retrouve en centaines de spécimens par hectare, alors qu’il reste nul dans les zones de repeuplement. Dans le cas des espèces rares et localisées, cependant, même lorsque les apports de faisans cessent, les repeuplements de reptiles n’ont pas lieu. C’est par exemple le cas de Vipère berus dans la province belge de Namur, qui même 10 ans après l’arrêt des lâchers de faisans n’a plus recolonisé la région. En pratique, les oiseaux l’ont fait disparaître localement.

Faisan mâle

Faisan mâle

Face à des données aussi évidentes et dramatiques, selon les auteurs de l’étude, il n’y a qu’une chose à faire : interdire le repeuplement des faisans pour satisfaire les appétits sadiques des chasseurs. Leur réintroduction n’a en fait rien à voir avec la science, mais uniquement avec des fusils de chasse. « Compte tenu des preuves présentées, ainsi que des études antérieures montrant que les lâchers massifs de faisans ont des impacts significatifs sur la flore, la végétation et les communautés d’arthropodes, les auteurs affirment que l’interdiction des lâchers de faisans serait la ligne de conduite recommandée. comme cela s’est déjà produit dans d’autres pays européens. des pays comme les Pays-Bas », souligne Bird Guides.

Enfin, rappelez-vous que le faisan commun (Phasianus colchique) n’est même pas une espèce indigène dans de nombreux pays, car elle a été introduite – depuis l’Antiquité – précisément à des fins de chasse. Le détail de la recherche « Impacts des lâchers massifs de faisans de Colchide (Phasianus colchicus L.) sur les squamates (Reptilia Squamata) » a été publié dans la revue scientifique spécialisée Bulletin de la Société Herpétologique de France.