L’iPhone pliant n’est pas encore une réalité, mais une étude révèle que les smartphones à écran flexible perdent de la valeur bien plus vite que les modèles classiques. Même Apple, réputée pour la bonne tenue de ses produits, pourrait devoir affronter ce défi majeur.
L’iPhone pliant n’existe pas encore, mais les chiffres permettent déjà de prévoir ce qui pourrait l’attendre. Selon une nouvelle étude, les smartphones à écran flexible perdent leur valeur beaucoup plus rapidement que les modèles traditionnels. Apple, malgré son historique, pourrait ne pas échapper à cette tendance.

Pour beaucoup, les appareils pliants représentent le summum de l’innovation pour les smartphones. Pourtant, les données de SellCell montrent un aspect moins réjouissant de ce marché : la dépréciation.
D’après cette analyse, l’acheteur d’un smartphone pliant perd, en moyenne, près de 997,69 dollars après seulement 12 mois. En comparaison, un smartphone classique se déprécie d’environ 605,32 dollars sur la même période.
Concrètement, les modèles pliants perdent 64,6% de leur valeur initiale en un an. Il s’agit du pire taux de rétention de valeur parmi toutes les catégories examinées.

À l’opposé, la gamme iPhone 16 s’est démarquée comme celle qui conserve le mieux sa valeur, gardant encore 51,5% de son prix de lancement après une année d’utilisation.
Pour illustrer le problème, la version 1 To du Samsung Galaxy Z Fold6 a enregistré la chute de valeur absolue la plus importante de toute l’étude, perdant 1479,99 dollars en seulement 12 mois.

Que signifie ce constat pour un iPhone pliant potentiel ?
Depuis un certain temps, les rumeurs indiquent l’année 2026 comme celle de l’arrivée du premier iPhone pliant d’Apple.
Des sources telles que NET, l’analyste Ming-Chi Kuo et le journaliste Mark Gurman de NET suggèrent que l’appareil pourrait apparaître aux côtés de la future famille iPhone 18, avec un prix avoisinant les 2000 dollars.
Partant de ce scénario, SellCell a réalisé une simulation : si Apple suit les tendances de dépréciation actuellement observées dans le segment des pliants, un iPhone pliant à 2000 dollars pourrait perdre jusqu’à 1292 dollars de valeur dès sa première année d’existence.
Ce chiffre contraste fortement avec la réputation que les iPhone ont construite au fil des ans en tant que smartphones conservant le mieux leur valeur sur le marché de l’occasion et des reprises.

Le vrai défi n’est pas le matériel
Une des conclusions de l’étude indique que les problèmes d’un éventuel iPhone Ultra ne seraient pas tant liés aux charnières, aux plis sur l’écran ou à la durabilité, les problèmes techniques qui dominent habituellement les discussions sur les pliants.
Le plus grand défi pour Apple pourrait être de convaincre le marché que ce type d’appareil peut conserver sa valeur sur le moyen terme.
Jusqu’à présent, les fabricantes qui se sont lancées dans les écrans pliants n’ont pas réussi à freiner cette dépréciation accélérée. Ce constat pèse directement sur la décision d’achat de nombreux consommateurs, en particulier ceux habitués à revendre ou échanger leurs iPhone à des prix encore élevés un an ou deux après leur sortie.
Par conséquent, si Apple décide de se lancer dans les smartphones pliants, elle devra relever le défi de prouver que ce nouveau format peut rompre avec la tendance à la dépréciation qui caractérise jusqu’à présent ce segment.