Meta, l’entreprise derrière l’application de messagerie la plus utilisée au monde, fait face à une nouvelle demande collective qui soulève des doutes sur l’un des fondements de la réputation de WhatsApp : la protection de la vie privée. Cette action en justice, initiée par des utilisateurs, prétend que l’application ne garantit pas la confidentialité qu’elle proclame et que des messages privés auraient été accessibles malgré le chiffrement de bout en bout.
Cette accusation, soutenue par Brian Y. Shirazi et Nida Samson, allègue que depuis avril 2016, des employés de Meta ainsi que des entreprises tierces auraient eu l’opportunité de consulter des conversations, qui ne devraient pas être accessibles grâce à ce chiffrement qui est censé protéger les échanges sur la plateforme.

Selon les informations fournies, ces pratiques auraient été réalisées sans le consentement explicite des utilisateurs, ce qui constituerait une violation manifeste de plusieurs lois relatives à la protection des données personnelles.
Réactions aux accusations
Un des aspects les plus sensibles de cette affaire concerne les communications de WhatsApp vis-à-vis de ses utilisateurs. Depuis des années, l’application affirme que « même WhatsApp » n’a pas la capacité de lire les messages en raison du chiffrement de bout en bout, ce que conteste précisément la plainte.
Les plaignants assurent que ces déclarations sont trompeuses et pourraient même être frauduleuses, estimant que l’infrastructure de la plateforme permettrait un accès interne à certains contenus. Bien que l’accès soit très restreint, il semble que des employés de Meta ou des partenaires tiers pourraient potentiellement y accéder.

Meta a rapidement réagi en niant toutes les accusations. La société maintient que WhatsApp utilise le protocole de chiffrement de Signal, une des applications de messagerie les plus sécurisées, garantissant ainsi que seule la personne qui envoie le message et celle qui le reçoit peuvent y accéder. La firme affirme que ni elle ni des tiers n’ont accès aux clés de chiffrement, qui restent sur les appareils des utilisateurs.
Les allégations de cette plainte sont catégoriquement fausses et absurdes. WhatsApp utilise le chiffrement de bout en bout avec le protocole Signal depuis une décennie, donc personne d’autre que l’expéditeur et le destinataire ne peut lire vos messages.
@elonmusk The claims in this lawsuit are categorically false and absurd. WhatsApp has been end-to-end encrypted using the Signal protocol for a decade so your messages cannot be read by anyone other than the sender and recipient.
09 avril 2026 • 20:09
Répercussions et opinions d’experts
Des figures notables du secteur technologique, tels que Elon Musk et Pavel Durov, ont profité de la polémique pour remettre en question la sécurité de WhatsApp.
Musk a soutenu, dans un message posté sur X, qu’“il n’est pas fiable”, faisant écho aux préoccupations relatives à la protection de la vie privée sur WhatsApp.
🚨 WhatsApp’s “end-to-end encrypted” privacy is a total lie.
New class-action lawsuit just dropped: Meta secretly let employees, contractors like Accenture, and third parties read, intercept, and store your private messages WITHOUT consent.
All while marketing it as “only you… pic.twitter.com/vlRnOgbJ1g
— DogeDesigner (@cb_doge) April 9, 2026
De son côté, Durov a qualifié ce chiffrement de “l’un des plus grands scandales à l’égard des consommateurs”, se positionnant ainsi comme un défenseur de Telegram face à cette situation.
WhatsApp’s “encryption” may be the biggest consumer fraud in history — deceiving billions of users. Despite its claims, it reads users’ messages and shares them with third parties. Telegram has never done this — and never will 🤝 pic.twitter.com/2DYguybgoU
— Pavel Durov (@durov) April 9, 2026
