Le dirigeant d’une des plus grandes sociétés de conseil affirme : l’IA est une illusion, les résultats tardent

El jefe de una de las mayores consultoras del mundo lo confirma: la IA es una burbuja y los resultados no llegan

Une enquête récente révèle une contradiction marquante chez les dirigeants d’entreprise, qui continuent d’investir massivement dans l’IA malgré des risques financiers. Alors que la plupart n’anticipent pas de retours tangibles, la peur de rester à la traîne les pousse à maintenir leurs budgets.

Le dirigeant dune des plus grandes societes de conseil affirme

Depuis plusieurs mois, des avertissements surgissent sur le fait que l’intelligence artificielle ne génère pas de profits. Pourtant, les chefs d’entreprise semblent indifférents. Un article de Futurism met en lumière une contradiction troublante : 25 % des dirigeants reconnaissent la bulle, mais la majorité continue de dépenser sans retenue.

Ces données proviennent d’une enquête récente menée par KPMG auprès de cent PDG américains. Le rapport révèle qu’un 80 % maintiendra son niveau d’investissement au même rythme pour les mois à venir. La crainte de rater le virage technologique pèse davantage que la prudence financière dans l’élaboration des budgets annuels.

La peur de la concurrence entraîne des dépenses sans retour assuré

Il est paradoxal que cette flambée de capitaux s’observe dans un climat économique incertain. L’83 % croit aveuglément en la croissance de sa propre entreprise à court terme, mais à peine 55 % partage cette vision optimiste pour l’économie américaine dans son ensemble.

Tim Walsh, responsable chez KPMG, constate que l’enthousiasme pour cette technologie progresse à vitesse grand V. Cela survient alors que des soupçons persistants sur des accords cachés et des pratiques comptables douteuses alimentent les inquiétudes. Les dirigeants connaissent l’ampleur des risques, mais ils agissent par instinct de survie face à leurs concurrents.

Le Boston Consulting Group enrichit cette analyse avec un vaste sondage réalisé auprès de plus de 2 360 dirigeants de neuf secteurs variés. Ses conclusions confirment cette tendance et montrent que 94 % maintiendront ou augmenteront leurs budgets prévus pour 2026. C’est une fuite en avant qui semble ignorer les principes fondamentaux d’une bonne gestion d’investissement.

L’aspect qui illustre le mieux cette spirale d’anxiété est la condition acceptée par ces entreprises en signant les chèques. Elles garderont le financement ouvert même si les dépenses précédentes n’apportent aucun retour économique concret. Elles préfèrent enregistrer des pertes colossales plutôt que de rester figées face à leurs rivaux.

Cette anxiété ne se manifeste pas de manière uniforme à l’échelle mondiale. Les leaders occidentaux ressentent une pression accrue et une peur de rester en arrière par rapport à leurs concurrents, contrairement à leurs homologues d’autres régions. Les responsables asiatiques se montrent plus prudents, tandis qu’ici, la peur de paraître obsolètes prédomine dans les décisions d’achat.

Les montants en jeu sont tels qu’ils feraient frémir quiconque examine les comptes. Les dépenses annuelles ont atteint en moyenne environ 34 milliards d’euros au cours de la dernière année, une somme colossale, éclairée par une allumette qui, jusqu’à présent, produit peu de chaleur.

Plutôt que de freiner devant le manque patent de résultats tangibles, les prévisions pour 2026 s’annoncent encore plus ambitieuses. Les entreprises envisagent de doubler ce rythme d’investissement pour dépasser les 68 milliards d’euros, sans se soucier de l’efficacité à court terme de ces outils.

Christoph Schweizer, responsable du Boston Consulting Group, souligne que ces hausses d’investissements témoignent de l’importance absolue attribuée à cette technologie. Les dirigeants considèrent ce sacrifice comme non négociable, peu importe le climat d’incertitude qui pèse sur les marchés internationaux et menace les entreprises les moins préparées.

Cet état de fait conduit inévitablement à une crise alimentée par des attentes irréalistes qui aura une facture très élevée. Les entreprises ont décidé de continuer à investir jusqu’à ce que les revenus s’améliorent de manière inexpliquée ou que l’ensemble du système s’effondre, le premier de ces scénarios se réalisant sur le marché.