Tim Sweeney révèle accidentellement un accord secret de 800 millions avec Google lors d’un procès

"Désolé, je compromets la confidentialité": Tim Sweeney dévoile par erreur son accord secret de 800 millions avec Google en plein jugement

Un récent retournement de situation secoue le procès entre Epic Games et Google. Tim Sweeney, PDG d’Epic, a révélé accidentellement un contrat secret de 800 millions de dollars, mettant en lumière des relations jusque-là cachées qui contredisent son image de défenseur des développeurs.

Le PDG d’Epic Games trébuche en plein procès et révèle un accord millionnaire qui contredit sa propre narrative de lutte contre le monopole de Google

"Désolé, je compromets la confidentialité": Tim Sweeney dévoile par erreur son accord secret de 800 millions avec Google en plein jugement
Le logo de Google sur l’une de ses bureaux

Le procès entre Epic Games et Google continue de fournir des moments dignes d’une série judiciaire. Si vous pensiez que cette bataille légale n’était qu’un affrontement entre David et Goliath à propos des commissions du Play Store, préparez-vous à une surprise. Tim Sweeney, le PDG d’Epic, et soi-disant protecteur des développeurs opprimés, a accidentellement révélé un contrat secret de 800 millions de dollars avec son soi-disant adversaire.

Cela s’est produit lors d’une audience à San Francisco, où le juge James Donato interrogeait Epic et Google sur un éventuel accord extrajudiciaire. Au milieu de l’interrogatoire, Sweeney a laissé échapper un détail inattendu.

« Coentreprise » et confidentialité dévoilée

Lors de son témoignage, Sweeney a commencé à discuter de la façon dont la technologie d’Epic (le Unreal Engine) est utilisée par de nombreuses entreprises dans l’écosystème de Google. Et là, il a lâché la bombe : « Donc, la capacité de Google à utiliser l’Unreal Engine de manière plus complète… désolé, je compromets la confidentialité ».

Trop tard. Le juge Donato, loin de laisser passer cette information, a tiré sur le fil pour révéler un montant stupéfiant : « Une dépense de 800 millions de dollars sur six ans, c’est un partenariat assez solide ».

Il a été révélé que cet accord secret stipule qu’Epic versera cette somme à Google pour utiliser ses services cloud et d’autres technologies à « prix de marché », annulant des années de boycott où Epic évitait d’utiliser l’infrastructure de Google à tout prix.

Un pot-de-vin déguisé ?

Ce qui alerte n’est pas tant que deux entreprises fassent des affaires, mais le contexte. Le juge Donato a exprimé sa préoccupation quant à la possibilité que cet accord, qui inclut « développement conjoint de produits » et « engagement marketing commun », soit en réalité un « quid pro quo ».

La suspicion est claire : Google est-il en train de « acheter » la paix avec Epic par un accord commercial avantageux pour que Sweeney cesse de demander des changements radicaux dans Android, bénéfique pour tous les développeurs ?

Sweeney s’est défendu en affirmant qu’il ne voit rien de « bizarre » à ce qu’Epic paie Google pour favoriser une concurrence plus saine. « Nous considérons cela comme un transfert de valeur significatif d’Epic à Google », a-t-il déclaré, niant que son store bénéficierait d’un traitement spécial. Cependant, l’image de champion contre le monopole de Sweeney est mise à mal. Alors qu’il exige publiquement liberté et justice pour l’écosystème, il signe en privé des chèques de 800 millions avec le géant qu’il attaque.