Le marché mobile observe une hausse des prix, déjà appliquée par Xiaomi et potentiellement adoptée par Samsung, en réponse à l’augmentation des coûts des puces DRAM, essentielles pour les avancées en intelligence artificielle.
Le marché mobile anticipe une hausse généralisée des prix, une décision déjà prise par Xiaomi, tandis que Samsung envisage également d’augmenter ses tarifs pour compenser la montée des coûts des puces DRAM, indispensables pour l’IA.

Il y a quelque temps, nous analysions pourquoi les smartphones deviennent de plus en plus coûteux, avec des justifications pour cet augmentation de prix qui semblait alors sans fin. Deux ans plus tard, les prix continuent d’augmenter, avec des modèles premium excédant souvent les 1 000 euros, et des pliables pouvant dépasser les 2 000 euros pour les ‘fold’.
Des nouvelles préoccupantes émergent, avec des experts de l’industrie et des sources proches de Samsung en Corée du Sud, qui indiquent que le géant de Séoul envisage un augmentation significative des tarifs pour ses futurs téléphones. Ce choix n’est pas motivé par une stratégie commerciale, mais plutôt par l’augmentation continue des coûts de production en raison de la montée de l’IA.
Selon des informations de SamMobile, la demande croissante de puces hautes performances pour l’IA a fait grimper les prix de ces composants, atteignant jusqu’à 50 % de plus par rapport à il y a quelques mois. Par conséquent, les coûts liés aux puces de mémoire greffent le prix de tout smartphone, et même si Samsung produit ses propres puces, l’entreprise peine à absorber ces augmentations sans subir des pertes :
« Les responsables de Samsung Electronics envisagent d’augmenter les tarifs de leurs produits électroniques, tels que les smartphones, en raison de l’augmentation des coûts. Avec la pression de l’offre et de la demande croissantes de DRAM, le secteur anticipe que cette inflation des prix de la mémoire persistera au moins jusqu’en 2027 ou 2028. »
Les prix des puces DRAM augmentent : le Redmi K90 a grimpé de 7,5 % par rapport à son prédécesseur, et Samsung envisage d’introduire ce tarif en 2026
En observant le marché, la situation ne semble pas prometteuse. Les prix des puces de mémoire DRAM continuent de grimper en raison de l’importance croissante de l’IA, qui nécessite ces mémoires à haute vitesse pour fonctionner efficacement.
Ces puces sont cruciales pour les fonctions avancées de l’IA présentes dans les modèles flagship, comme le Galaxy AI, car le traitement d’algorithmes « localement » depuis le smartphone gagne en popularité pour des raisons de confidentialité, tout en mettant l’accent sur la rapidité de réponse plutôt que sur des bases de données plus larges via le calcul en ‘cloud’.
Samsung, en contrôlant plus ou moins sa chaîne d’approvisionnement, avait prévu d’absorber les hausses jusqu’à ce que le marché se stabilise. Cependant, les projections suggèrent qu’aucune stabilisation n’est attendue dans les prochains trimestres. Les augmentations de coûts seront donc en partie répercutées sur le consommateur, annonçant une hausse des prix pour les smartphones hautes performances intégrant des fonctionnalités d’IA.
Une éventuelle solution à moyen terme pourrait être de développer davantage de modèles différenciés ciblant divers segments de consommateurs avec des options « super premium » offrant toute la puissance à un tarif plus élevé, tout en proposant d’autres modèles avec moins de capacité de RAM ou des puces moins performantes, rendant ces derniers plus accessibles… Est-ce la raison pour laquelle (presque) tous les fabricants chinois ont opté pour l’option MediaTek Dimensity 9500 dans leurs nouveaux hauts de gamme ?
