Apple fait face à des coûts imposants en raison des nouvelles politiques tarifaires. Le PDG Tim Cook a révélé que les frais pourraient atteindre 1.100 millions de dollars au troisième trimestre, impactant la stratégie de fabrication de l’entreprise sur plusieurs marchés.
Tim Cook confirme que les tarifs de Trump coûteront jusqu’à 1.100 millions à Apple en un seul trimestre, tandis que la société cherche des alternatives à la Chine

La situation s’est considérablement aggravée pour Apple avec la nouvelle administration Trump. Tim Cook a déclaré lors de la dernière conférence de résultats que les tarifs leur coûteront jusqu’à 1.100 millions de dollars uniquement au troisième trimestre 2025. Un chiffre qui frappe et qui illustre le coût élevé de la production hors des États-Unis.
Les chiffres fournis par Cook ne laissent place à aucun doute : au trimestre se terminant en juin, 800 millions ont déjà été dépensés en tarifs. Selon AndroidHeadlines, la majorité provient de la Lois de Pouvoirs Économiques Internationaux d’Urgence (IEEPA), qui frappe pratiquement tous les produits en provenance de Chine.
Un coup qui s’aggrave chaque trimestre
Pire encore, la situation ne fait que commencer. Cook avertit déjà que la facture pourrait atteindre 1.100 millions dans les mois à venir. La Chine n’est pas le seul problème : en Inde, où Apple a des usines, les coûts ont augmenté de 25 %, tandis que le Vietnam fait également face à des hausses. Trump a clairement indiqué que si la production n’est pas effectuée aux États-Unis, des tarifs d’au moins 25% s’appliqueront.
Le président n’hésite pas à critiquer le fait qu’Apple ait des usines dans d’autres pays, notamment la mise en place d’une fabrique d’iPhones en Inde pour échapper aux tarifs chinois. La situation apparaît un peu absurde : peu importe où vous allez, vous êtes touché.
Évidemment, la solution évidente serait de tout fabriquer aux États-Unis, mais Apple a passé des décennies à établir son réseau d’usines en Asie, avec des travailleurs expérimentés et des machines adaptées à la production de millions d’appareils. Commencer de zéro aux États-Unis n’est ni pas cher ni rapide, et les salaires y sont nettement plus élevés qu’en Asie.
De plus, même en fabriquant l’iPhone aux États-Unis, il faut toujours des composants venant du monde entier. Les processeurs, les écrans, les caméras… tout cela provient de différents pays, de sorte que les tarifs continueront à affecter la production. C’est un peu comme essayer d’échapper à la pluie en courant : au final, vous serez mouillé de toute façon.
La situation pourrait devenir vraiment préoccupante si l’on se base sur les prévisions les plus pessimistes. Certains affirment qu’un iPhone pourrait coûter 2.300 dollars en raison de ces tarifs. Et la grande question est de savoir si ces augmentations toucheront également la France et l’Europe, où les prix ont traditionnellement été plus stables.
Heureusement pour Apple, en mai, un tribunal a bloqué les tarifs globaux de Trump, les qualifiant d’abus de pouvoir. Cela leur a accordé un répit, mais la situation reste précaire : ces questions judiciaires vont et viennent, et il est impossible de prévoir quand les choses pourraient changer.
Apple doit maintenant décider de la marche à suivre : soit elle continue à payer et réduit ses bénéfices, soit elle augmente les prix et laisse les utilisateurs s’adapter. Aucune des deux options n’est vraiment favorable, mais c’est la réalité. Trump a compliqué le commerce international, et les grandes entreprises technologiques en souffrent le plus.
Finalement, ces événements vont modifier le fonctionnement du secteur technologique. Apple ne peut plus prendre de décisions concernant ses usines sans réfléchir aux répercussions politiques. Chaque choix sur le lieu de production peut entraîner des pertes de plusieurs milliards, et cela se ressentira dans la poche de chacun.
