Un récent rapport scientifique attire l’attention sur des niveaux alarmants de substances chimiques toxiques dans les bracelets de l’Apple Watch, entraînant une action en justice contre la marque. Les implications pour la santé humaine et l’environnement suscitent de vives inquiétudes face à une régulation encore insuffisante.
Une étude révèle des niveaux préoccupants de produits chimiques toxiques dans les bracelets de l’Apple Watch, qui pourraient s’accumuler dans l’organisme avec le temps

Apple se retrouve une nouvelle fois sous le feu des projecteurs judiciaires. Selon The Register, la société de Cupertino fait face à une poursuite pour avoir intégré des substances interdites dans les bracelets de l’Apple Watch. Ces composés chimiques, appelés PFAS, pourraient être potentiellement toxiques.
Les poursuites légales ne sont pas une nouveauté pour Apple. En novembre dernier, des accusations de pratiques monopolistiques liées à iCloud ont été portées contre la firme. Il semblerait donc que son équipe juridique soit habituée à gérer de tels défis.
Une étude scientifique qui a tout bouleversé
Le tumulte a commencé suite à une étude menée par la prestigieuse Université de Notre-Dame, qui a révélé des niveaux élevés de PFAS, des substances per et polyfluoroalkyles, comme leurs noms l’indiquent, qui ne se dégradent pas facilement. C’est pourquoi on les qualifie de « produits chimiques éternels ». En plus de leur impact environnemental, ces substances peuvent s’accumuler dans les organismes au fil du temps (appelé « bioaccumulation »). Cela peut mener à des cancers, des problèmes immunologiques et pouvoir causer des dommages à un fœtus pendant son développement.
Cette étude a mis en évidence des concentrations d’un composé, le PFHxA, supérieures à 1.000 parties par billion (ppb). Le professeur Graham Peasle, directeur de l’étude, souligne que ce taux de PFAS est « bien plus élevé que ce que nous avons observé dans d’autres produits de consommation ».
La persistance de ces substances, leur capacité à s’accumuler dans les organismes et les concentrations alarmantes de PFHxA dans les bracelets de l’Apple Watch ont conduit à une action collective intentée en Californie. Cette plainte accuse Apple de violer des lois sur la protection des consommateurs et mentionne que la société avait déjà promis, en 2022, d’éliminer les PFAS, promesse qui reste non tenue. Cela rappelle partiellement une affaire de radiation à laquelle elle avait fait face en 2019.
Le plus préoccupant est qu’il existe d’autres fabricants touchés par des niveaux élevés de PFAS: Samsung, Google et OnePlus utilisent des matériaux similaires. La présence de ces substances dans les produits de consommation est fréquente en raison de leur coût faible et leur résistance, bien que ce soient ces mêmes caractéristiques qui les rendent dangereux pour la santé.
Cependant, il y a un problème : bien que la présence de PFAS dans l’eau potable soit strictement réglementée aux États-Unis, il n’existe pas de réglementation ferme pour les dispositifs portables. Il est donc difficile de déterminer un seuil de sécurité définitif pour leur concentration dans des matériaux que nous portons.
Cependant, les risques pour la santé demeurent manifestes et cette question a suscité une préoccupation justifiée. L’utilisateur moyen ignore la nature des matériaux qui entrent en contact avec sa peau ; les dispositifs portables comme les montres intelligentes sont en contact avec nous pendant de nombreuses heures chaque jour.
Selon les informations publiées, les bracelets concernés par des niveaux élevés de PFAS sont les Sport Band, les Ocean Band et les Nike Sport Band. Nous resterons attentifs à d’éventuelles nouvelles concernant cette plainte.
