Apple est confrontée à des enjeux réglementaires en Europe, malgré certains ajustements sur iOS. Alors qu’elle ouvre son écosystème aux stores d’applications alternatifs, la Commission européenne l’accuse de ne pas répondre pleinement aux exigences de la Loi sur les Marchés Numériques, ce qui pourrait lui valoir une amende significative.
Bien qu’Apple ait introduit des changements pour se conformer à la loi, la manière dont cela a été fait ne satisfait pas les attentes de la CE

La Loi sur les Marchés Numériques de l’Union Européenne a entraîné des modifications significatives dans iOS, telles que la possibilité de télécharger des applications via des stores alternatifs à l’App Store et, à l’avenir, pourrait obliger Apple à autoriser la compatibilité des accessoires de tiers avec l’iPad. Toutefois, bien que la DMA soit en grande partie respectée, la société se trouve aujourd’hui dans le viseur d’une amende astronomique en raison de son incompliance vis-à-vis d’autres dispositions légales.
Cette information provient de Mark Gurman de Bloomberg, qui rapporte qu’Apple pourrait être l’une des premières entreprises à être sanctionnées par l’Europe pour non-respect de la Loi sur les Marchés Numériques. La Commission Européenne estime que la société n’a pas effectué les changements nécessaires pour permettre aux développeurs d’orienter les utilisateurs vers des achats et des offres en dehors de l’App Store.
Apple n’a pas effectué les modifications suffisantes, selon l’UE
Les spéculations entourant l’éventuelle date de cette amende circulent, mais il est supposé qu’elle pourrait arriver avant la fin du mois, juste avant que la commissaire en charge, Margrethe Vestager, ne quitte son poste. Néanmoins, certains suggèrent que cette sanction pourrait être retardée de plusieurs mois.
Ce que l’on peut affirmer, c’est qu’Apple a bien mis en place des modifications pour se conformer à la DMA de l’UE, mais elles ne semblent pas répondre spécifiquement aux exigences fixes établies par l’Union Européenne. Effectivement, les boutiques d’applications tierces sont désormais accessibles depuis iOS 17.4, il est possible de choisir un navigateur par défaut autre que Safari, et les développeurs peuvent rediriger les utilisateurs vers leur site pour effectuer des paiements.
De plus, la société a récemment permis aux développeurs de faire la promotion d’offres extérieures à l’App Store sans avoir à accepter de nouvelles politiques ou payer la nouvelle redevance technologique de cinquante centimes. Toutefois, le souci réside dans le fait que les développeurs doivent toujours rapporter les transactions et s’acquitter d’un frais minime, ce qui enfreint les règles établies par la loi.
Il est difficile d’évaluer le montant potentiel de l’amende, mais il est crucial de rappeler que celles-ci peuvent atteindre 10 % des ventes annuelles, voire jusqu’à 20 % en cas d’infraction plus grave. Il est très probable qu’Apple fasse des ajustements et entame des négociations pour réduire l’ampleur de l’amende, mais il semble certain qu’elle sera la première entreprise à être sanctionnée.
