L’Union européenne a testé la Apple et tous les services qu’elle propose. Elle a réclamé des changements, menaçant de sanctions, de procédures et même de blocage de certains services. Au cours de ces processus, l’Union européenne et Apple sont parvenus à un accord pour utiliser les paiements par contact (NFC) sur l’iPhone.
Union européenne et Apple parviennent à un accord
L’Union européenne a révélé aujourd’hui qu’elle a accepté les changements proposés par Apple pour se conformer aux règles de concurrence de l’UE. Les engagements présentés répondent aux préoccupations de la Commission en matière de concurrence liées au refus d’Apple de donner aux concurrents l’accès à une technologie standard utilisée pour les paiements sans contact avec les iPhones sur les sites marchands (« Near-Field-Communication » (NFC) ou « tap and go »).
Récemment, l’Union européenne avait conclu qu’Apple occupait une position dominante sur le marché des portefeuilles mobiles pour les sites marchands sur iOS. Apple Pay est le seul portefeuille mobile qui peut accéder au hardware et au logiciel NFC sur iOS pour effectuer des paiements en site marchand, car Apple ne le rend pas disponible aux développeurs de portefeuilles mobiles tiers.

Pouvoir utiliser les paiements par NFC sur l’iPhone
De plus, elle a conclu qu’Apple avait abusé de sa position dominante en refusant de fournir l’accès au NFC sur l’iOS aux créateurs de portefeuilles mobiles concurrents, réservant cet accès uniquement à Apple Pay. Ce comportement peut violer l’article 102 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne (« TFUE »), qui interdit l’abus de position dominante.
Après une proposition initiale rejetée par l’Union européenne, Apple a décidé d’améliorer son offre et d’ouvrir davantage le NFC sur l’iPhone. Ces règles ont maintenant été évaluées et la conclusion est intervenue. Ainsi, l’Union européenne et Apple sont parvenus à un accord pour utiliser des paiements par contact sur l’iPhone.

Le nouvel engagement d’Apple envers l’UE
Entre le 19 janvier 2024 et le 19 février 2024, le marché de la Commission a testé les engagements d’Apple et a consulté tous les tiers intéressés pour vérifier s’ils élimineraient leurs préoccupations concurrentielles. À la lumière des résultats de ce test de marché, Apple a modifié son offre initiale et s’est engagée :
- Étendre la possibilité de démarrer des paiements avec des applications de paiement HCE sur d’autres terminaux certifiés par le secteur, tels que des téléphones commerciaux ou des dispositifs utilisés comme terminal (les SoftPOS), s’ils sont activés.
- Reconnaître explicitement que les développeurs du HCE ne sont pas empêchés de combiner la fonction de paiement du HCE avec d’autres fonctionnalités ou cas d’utilisation du NFC.
- Éliminer l’exigence selon laquelle les développeurs doivent avoir une licence en tant que Prestataire de Services de Paiement (‘PSP’) ou un accord contraignant avec un PSP pour accéder à l’entrée NFC.
- Pour autoriser l’accès NFC pour que les développeurs pré-créent des applications de paiement pour les fournisseurs de portefeuilles mobiles tiers.
- Mettre à jour l’architecture HCE pour être conforme aux normes de l’industrie en évolution utilisées par Apple Pay et continuer à mettre à jour ces normes même si elles ne sont plus mises en œuvre par Apple Pay, sous certaines conditions.
- Pour permettre aux développeurs de demander aux utilisateurs de configurer facilement leur application de paiement par défaut et de les rediriger vers la page des paramètres NFC par défaut, permettant la défaut grâce à quelques clics.
- Se conformer aux mêmes caractéristiques standard de l’industrie que les développeurs d’applications de paiement HCE et pour protéger les informations confidentielles obtenues dans le contexte d’un audit.
- Réduire les délais de résolution des litiges. De plus, Apple a offert plus d’indépendance et de garanties procédurales à l’administrateur chargé de la surveillance.
Les engagements pris par Apple resteront en vigueur pendant dix ans et seront applicables dans tout l’espace économique européen. Leur mise en œuvre sera surveillée par un administrateur désigné par Apple, qui présentera un rapport à la Commission pendant la même période.
