Qualcomm et ARM concluent un accord clé : comment cela affectera vos appareils mobiles et l’avenir des puces

Qualcomm et ARM concluent un accord clé : comment cela influencera vos appareils mobiles et l'avenir des puces

Suite à un accord crucial entre ARM et Qualcomm, la tension dans le secteur technologique s’est apaisée. ARM a retiré sa plainte contre Qualcomm, qui menaçait l’écosystème des smartphones et des ordinateurs personnels. Une résolution bénéfique pour l’industrie et ses consommateurs, assurant la continuité de l’innovation.

ARM a retiré la plainte qu’elle avait déposée contre Qualcomm en octobre 2024, et toute l’industrie peut enfin respirer

Qualcomm et ARM concluent un accord clé : comment cela influencera vos appareils mobiles et l'avenir des puces
L’accord entre les deux géants des semi-conducteurs se poursuit, du moins pour le moment

ARM a conclu un accord avec Qualcomm et n’annulera plus ses licences. La société britannique, spécialisée dans la conception d’architectures de puces utilisées dans 95 % des smartphones, y compris les écosystèmes Android et iOS, a retiré la plainte qu’elle avait déposée contre le fabricant de puces le 22 octobre 2024, l’accusant de ne pas respecter sa part du contrat.

En 2022, ARM avait déjà attaqué en justice Qualcomm pour violation de contrat après l’acquisition par cette dernière du groupe Nuvia, remportant ainsi une enchère où étaient impliqués des acteurs tels que Google ou Intel. Ce nouvel accord semble résoudre, selon The Verge, le différend lié à Nuvia ainsi que la dernière plainte d’ARM.

Un souci de moins pour Qualcomm

Bien qu’à première vue, cela paraisse être l’une des nombreuses batailles juridiques dans le secteur technologique, il est évident que cela aurait pu avoir des répercussions graves pour l’ensemble de l’écosystème mobile mondial. Il est important de comprendre qu’ARM agit comme un architecte qui conçoit les plans, tandis que Qualcomm est l’ouvrier spécialisé qui construit ces plans.

En ce qui concerne le retrait de la plainte, Cristiano Amon, PDG de Qualcomm, a fait les déclarations suivantes :

ARM nous a récemment informés qu’elle retirait sa notification de violation du 22 octobre 2024 et a indiqué qu’elle ne prévoyait actuellement pas de révoquer l’Accord de Licence d’Architecture avec Qualcomm.

Imaginez un instant qu’ARM ait décidé non seulement de retirer ses licences à Qualcomm, mais ait réussi à imposer judiciairement ses dernières innovations en matière de licences. Cela aurait déclenché un tremblement de terre sur le marché, non seulement en ce qui concerne les smartphones, mais aussi pour les PCs à processeur Qualcomm, qui gagnent en popularité. Il est à noter qu’Apple utilise des processeurs basés sur les conceptions d’ARM depuis 2020.

D’autres acteurs du marché comme Samsung ou MediaTek auraient également été affectés si la plainte avait prospéré et qu’ARM avait obtenu gain de cause. Pour Samsung, tous ses modèles phares dépendent actuellement des processeurs de Qualcomm, qui sont spécialement modifiés pour la série Galaxy. Si la société britannique avait remporté son procès, Samsung aurait été contraint d’accélérer le développement et la production de ses puces Exynos, connaissant les problèmes que cela engendrerait pour les processeurs maison.

Concernant MediaTek, bien qu’elle fabrique des puces basées sur les conceptions d’ARM, ses NPUs et GPUs intègrent des puces personnalisées. Un exemple serait les processeurs Dimensity 9300+. Si ARM avait eu le dernier mot et appliqué son nouveau modèle de licence, MediaTek aurait été contraint de leur verser des frais supplémentaires pour chaque NPU et GPU. De plus, ils auraient dû reconcevoir leurs puces pour se conformer aux normes d’ARM, perdant ainsi les avantages qu’ils ont obtenus grâce à leurs propres recherches.

Il est clair que cet accord préviendra une guerre juridique coûteuse, tant sur le plan économique pour les deux entreprises que pour les utilisateurs. Une question demeure : ARM autorisera-t-elle finalement Qualcomm à rivaliser avec Apple Silicon et à créer des puces personnalisées basées sur les conceptions de l’entreprise britannique ? Seul le temps le dira.