Ils trouvent comment créer du ciment sans polluer absolument : un saut qu’ils qualifient de « miraculeux »

Encuentran la manera de crear cemento sin contaminar en absoluto: es un salto que califican como "milagroso"

Une avancée majeure dans la construction durable émerge avec un nouveau procédé révolutionnaire permettant de recycler le ciment usagé sans polluer. Mené par des chercheurs de l’Université de Cambridge, ce développement promet de transformer l’industrie tout en réduisant significativement les émissions de CO2 liées à la production de ciment.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Cambridge a développé une méthode révolutionnaire qui permet de recycler du ciment usagé grâce à un processus électrique, transformant ainsi l’industrie de la construction.

Découverte d’un processus de fabrication de ciment totalement non polluant : un saut qualifié de « miraculeux »
Représentation artistique du processus de fabrication du ciment

La production de ciment est à l’origine de 7,5 % des émissions mondiales de CO2, un problème qui semblait jusqu’alors sans solution. Une équipe de scientifiques britanniques a réalisé le premier véritable progrès en matière de création de ciment sans émissions grâce à un processus innovant qui permet de réutiliser le ciment existant, comme le révèle une étude publiée dans Nature.

La nouvelle méthode, appelée Ciment Électrique de Cambridge (CEC), tire parti du recyclage de l’acier pour transformer le ciment récupéré en nouveau ciment, le tout sans générer d’émissions. La clé réside dans le remplacement de la chaux utilisée dans le recyclage de l’acier par de la pâte de ciment récupéré déjà décarbonatée, le processus étant réalisé dans des fours à arc électrique à des températures comprises entre 1 650 et 1 750 °C.

Le recyclage électrique du ciment marque un tournant dans la construction durable

Les chercheurs ont réalisé des tests approfondis avec 28 types différents de scories, prouvant que le ciment produit par cette méthode respecte non seulement toutes les spécifications techniques actuelles, mais possède également d’excellentes propriétés. Les tests de résistance se sont révélés particulièrement prometteurs, avec des temps de prise optimaux compris entre 240 et 280 minutes et une résistance comparable, voire supérieure, à celle du ciment Portland traditionnel, même lorsqu’il est mélangé avec de l’argile calcinée et de la chaux.

Cette innovation technologique s’inscrit dans la continuité d’autres avancées dans la lutte contre la pollution, comme les nouveaux systèmes de surveillance environnementale. Le processus a démontré une grande efficacité, puisque la scorie résultante peut contenir plus de 70 % des phases caractéristiques du ciment Portland, incluant de l’alite et de la belite dans les proportions adéquates.

L’implémentation à grande échelle de cette technologie pourrait avoir un impact transformateur sur l’industrie de la construction. Les calculs réalisés par l’équipe de recherche estiment qu’une adoption mondiale pourrait permettre d’éviter jusqu’à 3 gigatonnes de CO2 d’ici 2050, ce qui représente une réduction de 80 % des émissions prévues du secteur. Cette avancée s’ajoute à d’autres solutions innovantes contre la pollution qui émergent dans différents domaines.

L’aspect le plus révolutionnaire du CEC est sa capacité à s’intégrer dans les processus industriels existants. Le remplacement de la chaux par de la pâte de ciment récupéré dans les fours à arc électrique élimine non seulement les émissions du processus de production de ciment, mais réduit également la demande de chaux dans le recyclage de l’acier. Des études économiques montrent que le processus pourrait être commercialement viable, notamment en raison de l’augmentation attendue du recyclage de l’acier.

Les projections sont particulièrement prometteuses : il est estimé qu’en 2050, la production mondiale pourrait atteindre 2,4 gigatonnes de ciment électrique. Les chercheurs soulignent que les principales limitations ne résident pas dans la technologie elle-même, mais dans la capacité des fours à arc électrique et la qualité de séparation du ciment récupéré. Des plans sont déjà en cours pour développer la technologie, avec plusieurs usines pilotes programmées pour les prochaines années.