En bref : les régulateurs ont toujours du mal à élaborer des règles et des protocoles pour l’utilisation de la reconnaissance faciale, mais certaines régions envisagent une interdiction pure et simple de tout système automatisé à grande échelle qui l’utilise. Pourtant, cela ne semble pas arrêter des entreprises comme Clearview AI, qui est maintenant à quelques frais administratifs d’obtenir un brevet pour sa technologie.
La société controversée Clearview AI est sur le point d’obtenir un brevet pour sa technologie de reconnaissance faciale, qui est utilisée pour numériser des visages à partir d’images disponibles sur diverses plateformes en ligne. Selon un rapport de Politico, la société a reçu un « avis d’autorisation » de l’Office américain des brevets et des marques, qui indique qu’elle est sur la bonne voie pour faire approuver son remplissage dans un proche avenir.
Lors d’un entretien avec Alexandra Levine de Politico, Hoan Ton-That, PDG et cofondateur de Clearview AI, a noté que même s’il ne s’agissait pas du premier brevet de reconnaissance faciale, il s’agissait du premier concernant l’utilisation de « données Internet à grande échelle ». » Le produit de la société est basé sur une base de données de pas moins de 10 milliards de photos, qui ont été extraites de profils publics sur divers sites Web. Cela a conduit à plusieurs lettres de cessation et d’abstention de sociétés comme Meta, Google et Twitter, qui pensent que cette pratique constitue une violation de leurs conditions d’utilisation.

Au moment de la rédaction, l’outil n’est vendu qu’aux clients gouvernementaux qui l’utilisent principalement à des fins d’application de la loi, et Ton-That dit qu’il n’est pas prévu de vendre l’accès aux consommateurs ou à d’autres entreprises. Il note également que ces derniers temps, l’accent a été mis sur l’élimination des biais du système. Dans le même temps, les critiques de la technologie de reconnaissance faciale s’inquiètent des diverses implications en matière de confidentialité qu’elle implique, ainsi que du manque de réglementations et de protocoles concernant son utilisation. Ils pensent que ce n’est qu’une question de temps avant que d’autres entreprises n’offrent ce type de technologie aux consommateurs, ouvrant potentiellement la porte à des abus.
Clearview AI a fait l’objet de poursuites judiciaires dans plusieurs pays, ainsi que de refoulements dans des pays comme l’Australie, où la société a reçu l’ordre de supprimer toutes les données de reconnaissance faciale collectées. Aucun de ces efforts n’a fait une grande différence, mais les régulateurs de certaines régions comme l’UE envisagent des règles plus strictes qui pourraient freiner le développement des bases de données de reconnaissance faciale.
